Didier Raoult installé dans un petit appartement au cœur de Marseille six ans après le Covid
Le 13 mars 2026, Didier Raoult fête ses 74 ans. L’infectiologue et professeur de microbiologie, ancien directeur de l’Institut hospitalo‑universitaire Méditerranée Infection à Marseille, demeure l’une des figures scientifiques françaises les plus reconnaissables depuis la crise du COVID‑19, même s’il mène désormais une existence beaucoup plus discrète.

Le 13 mars 2026, Didier Raoult fête ses 74 ans. L’infectiologue et professeur de microbiologie, ancien directeur de l’Institut hospitalo‑universitaire Méditerranée Infection à Marseille, demeure l’une des figures scientifiques françaises les plus reconnaissables depuis la crise du COVID‑19, même s’il mène désormais une existence beaucoup plus discrète.
Au plus fort de la pandémie, Didier Raoult s’est fait connaître du grand public par ses prises de position et par la promotion de l’hydroxychloroquine comme piste thérapeutique, une recommandation qui a rapidement suscité un vif débat au sein de la communauté médicale. Ses déclarations ont franchi le monde scientifique pour investir les plateaux télévisés et les réseaux sociaux, et chaque publication de son équipe à l’Institut a été scrutée par les autorités et les médias.
En avril 2020, sa notoriété lui a valu une visite présidentielle : Emmanuel Macron s’est rendu à Marseille pour échanger avec lui et ses équipes sur les recherches menées à l’IHU. Cet épisode illustre l’importance médiatique et politique attribuée à certains travaux et à certaines personnalités scientifiques au cours de la crise sanitaire.
Une trajectoire marquée par la controverse et par le soutien public
La visibilité de Didier Raoult pendant la pandémie a donné lieu à des soutiens publics notables. Parmi eux, le nom de Bernard Tapie revient dans les archives médiatiques : interviewé sur BFMTV en avril 2020, l’homme d’affaires et ancien ministre a loué le rôle du microbiologiste, le qualifiant de « l’un des plus grands chercheurs et scientifiques dans sa branche » et saluant une personnalité décrite comme directe et atypique.
La vie personnelle du professeur a également fait l’objet de commentaires publics. Bernard Tapie évoquait une existence « extrêmement simple » : un « petit appartement » occupé avec son épouse, un style de vie jugé sobre et une tenue et un langage qualifiés de « très ‘nature’ ». Ces éléments ont contribué à forger, auprès de certains observateurs, l’image d’un scientifique célèbre mais resté modeste.
Le livre Raoult, Une folie française, signé Ariane Chemin et Marie‑France Etchegoin, livre des détails sur son intérieur et la réputation de l’homme : les auteures relatent la présence d’une sculpture envoyée par un admirateur, décrite comme un « imposant torse revêtu d’une toge pourpre et surmontée d’une tête », et notent que la décoration intérieure a fini par devenir familière à ses visiteurs.
Sur le plan scientifique, la période Covid a transformé la carrière et l’image publique du chercheur. Sa longue chevelure blanche, son franc‑parler et ses prises de position tranchées ont marqué l’imaginaire médiatique. Pendant plusieurs mois, chaque intervention et chaque étude menée par son équipe ont été l’objet d’une attention soutenue, tant de la part des collègues scientifiques que des responsables politiques et du grand public.
Plusieurs années après la crise sanitaire, Didier Raoult apparaît dans les récits publics comme un personnage qui a connu une forte exposition médiatique puis un recul apparent : selon divers témoignages et articles, il mène aujourd’hui un quotidien plus paisible dans son appartement marseillais.



