CRIET: un faux cambiste en détention après avoir encaissé de l’argent transféré par erreur

Un jeune homme poursuivi pour escroquerie via internet encourt une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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Société
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CRIET: un faux cambiste en détention après avoir encaissé de l’argent transféré par erreur
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Son dossier a été examiné jeudi 30 avril 2026 lors d’une audience correctionnelle de la juridiction spéciale.
Le prévenu est accusé de s’être fait passer pour un cambiste afin d’empocher indûment la somme de 509 000 francs CFA. Les faits remontent à un échange téléphonique entre l’intéressé et une femme qui cherchait à joindre son cambiste habituel. En composant le numéro, celle-ci est tombée par erreur sur le mis en cause, qui a répondu en se faisant passer pour le professionnel recherché.

Convaincue de s’adresser à son cambiste, la victime a procédé au transfert de la somme destinée à une opération de change. Le prévenu a aussitôt retiré les fonds avant que l’erreur ne soit constatée. Malgré plusieurs tentatives de récupération de l’argent, la victime n’a obtenu aucun remboursement et a fini par saisir le Centre national d’investigations numériques (CNIN). L’enquête a conduit à l’interpellation du jeune homme, qui a été placé sous mandat de dépôt.

Des soupçons d’arnaques numériques supplémentaires

Au cours de son réquisitoire, le ministère public a élargi le champ des accusations. Selon le substitut du procureur spécial, le prévenu serait également impliqué dans des activités de cybercriminalité. Il se ferait notamment passer pour un agent de la Loterie nationale du Bénin afin de contacter des victimes potentielles, leur annonçant de faux gains et les incitant à cliquer sur des liens frauduleux.

Ces manœuvres lui permettraient de collecter des données personnelles, a précisé le parquet, indiquant que ces éléments ont été extraits du téléphone du mis en cause. À la barre, ce dernier a reconnu avoir encaissé les fonds transférés par erreur, tout en niant toute implication dans des faits de cybercriminalité, affirmant n’avoir jamais escroqué qui que ce soit.

Au regard des infractions retenues, le ministère public a requis une peine de cinq ans de prison ferme, assortie d’une amende de deux millions de francs CFA. En dernier ressort, le prévenu a sollicité la clémence de la Cour. Le délibéré est attendu pour le 25 juin 2026.

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