Coup d’Etat au Burkina Faso: le président Kaboré arrêté par les soldats
Alors que c’est la confusion totale au Burkina Faso et que l’on ne sait pas exactement ce qui se passe, l’on apprend à travers des sources citées par RFI que le président Rock Kaboré a été arrêté par les militaires dans ce qui transparaît finalement comme un coup d’Etat.

Alors que c’est la confusion totale au Burkina Faso et que l’on ne sait pas exactement ce qui se passe, l’on apprend à travers des sources citées par RFI que le président Rock Kaboré a été arrêté par les militaires dans ce qui transparaît finalement comme un coup d’Etat.
Après plusieurs mutineries dans les casernes au Burkina Faso et des tirs nourris aux alentours du domicile du président de la république, des sources sécuritaires citées par RFI indiquent que le président de la république a été pris par les soldats mutins qui s’avèrent finalement être des putschistes.
🇧🇫 #BurkinaFaso Le président Rock Marc Christian Kaboré a été arrêté et conduit dans un camp militaire.
►Une déclaration doit être lue dans les prochaines heures sur les ondes de la radio-télévision burkinabè.
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La thèse du coup d’Etat est confirmée dans ce pays où la colère populaire contre Kaboré était à son paroxysme. Le président a été conduit dans un camp militaire où il devrait être détenu en attendant une déclaration des putschiste sur les ondes de la radio et télévision nationale. Selon certaines indiscrétions, le nouvel homme fort serait le commandant Damiba Paul Henry.
On apprend aussi que les soldats mutins ont libéré l’ancien putschiste et fidèle de l’ancien président Blaise Compaoré, le Général Gilbert Diendéré. Selon l’AFP, des soldats cagoulés ont pris position devant le bâtiment de la télévision nationale.
Rappel
Le 23 janvier en fin de journée, des tirs avaient été entendus près de la résidence de Roch Marc Christian Kaboré à Ouagadougou. Des mutineries ont eu lieu le même jour dans plusieurs casernes du pays, afin de demander l’éviction des chefs de l’armée et pour réclamer des «moyens adaptés» dans la lutte contre le djihadisme.
Selon l’AFP, qui cite des sources militaires et des habitants, plusieurs casernes de la capitale mais également d’autres situées dans le nord du pays (Kaya, Ouahigouya), ont été la cible de ces mutineries. Le gouvernement burkinabé avait réagi dans la soirée du 23 janvier, reconnaissant des tirs dans plusieurs casernes, mais contestant une «prise de pouvoir par l’armée».
De son côté, le président Roch Marc Christian Kaboré avait décrété, «jusqu’à nouvel ordre», un couvre-feu entre 20h et 5h30.
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