Côte d’Ivoire : Vincent Toh Bi Irié exige un audit de la CEI suite à sa dissolution

L’ancien préfet d’Abidjan et opposant ivoirien Vincent Toh Bi Irie réclame un audit complet de la Commission électorale indépendante (CEI) dissoute, estimant nécessaire de faire la lumière sur sa gestion avant la mise en place du nouvel organe.

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Politique
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Côte d’Ivoire : Vincent Toh Bi Irié exige un audit de la CEI suite à sa dissolution
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Selon ses déclarations, Vincent Toh Bi Irie demande un audit financier et organisationnel de la CEI, après l’annonce par le gouvernement de sa dissolution et de la création d’une nouvelle structure chargée d’organiser les futurs scrutins. Il plaide pour un examen des comptes, des contrats et du fonctionnement interne, afin d’identifier d’éventuelles irrégularités et de tirer les leçons des dysfonctionnements reprochés à l’ancienne institution.

L’opposant lie cette exigence à la question plus large de la confiance dans le système électoral ivoirien, régulièrement contesté par une partie de la classe politique depuis plusieurs cycles électoraux. Il soutient qu’un simple changement d’organe sans bilan public de l’ancienne CEI ne suffirait pas à rassurer les acteurs sur la transparence du processus.

Le gouvernement a annoncé la dissolution de la CEI dans le cadre d’une réforme du dispositif électoral, tout en promettant de consulter les parties prenantes sur la configuration du futur organe. Les autorités n’ont pas, à ce stade, indiqué si un audit de l’ancienne commission serait engagé ni sous quelle forme.

Restaurer la confiance dans le système électoral

Alassane Ouattara présente la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) comme une décision destinée à corriger les insuffisances de l’institution et à restaurer la confiance dans le système électoral.

Dans un message publié après le Conseil des ministres, le président ivoirien rappelle que la CEI a organisé « plusieurs cycles électoraux au cours des vingt‑cinq dernières années » et estime que, malgré des « avancées notables », ces processus ont à plusieurs reprises suscité « des critiques et des réserves » à son endroit. Il explique que, « dans un souci constant de consolidation de notre démocratie et de renforcement de la confiance des acteurs politiques et de nos concitoyens », le gouvernement a décidé de dissoudre la CEI afin de mettre en place « un nouveau mécanisme de gestion des élections, capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés » en Côte d’Ivoire.

Le chef de l’État reconnaît ainsi implicitement les limites de l’ancienne commission, tout en mettant en avant la volonté de réforme plutôt qu’une remise en cause globale de son bilan. Il n’entre pas dans le détail de la future structure, mais insiste sur l’objectif de renforcer la transparence et la crédibilité des scrutins à venir.

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