Côte d’Ivoire : un Togolais jugé pour blanchiment après la vente de 47 g d’or

Un ressortissant togolais résidant à Abidjan, identifié comme Sangbanté Asanté, a comparu le jeudi 30 avril devant le tribunal du Pôle pénal économique et financier (PPEF) de Cocody. Il est poursuivi pour blanchiment de capitaux à la suite de la vente d’environ 47 grammes d’or. Placé sous mandat de dépôt depuis le 23 septembre 2025, il est détenu au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA) dans l’attente de la suite de la procédure, le parquet ayant requis une peine d’emprisonnement assortie d’une amende.

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Côte d’Ivoire : un Togolais jugé pour blanchiment après la vente de 47 g d’or
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À l’audience, le prévenu a déclaré travailler pour une société minière opérant dans la région de la Nawa, identifiée comme Mine Ivoire, où il était chargé de collecter des matériaux sur le site d’exploitation. Il a expliqué avoir découvert des paillettes d’or dans le cadre de ses activités, avant de les céder à un tiers sans autorisation administrative.

Sangbanté Asanté a reconnu avoir vendu les 47 grammes d’or pour un montant supérieur à 2,5 millions de francs CFA. Il a toutefois indiqué n’avoir pas eu le temps d’utiliser ces fonds, précisant qu’ils avaient été intégralement saisis lors de son interpellation par les forces de l’ordre ivoiriennes. À la barre, il a invoqué son ignorance des règles encadrant la commercialisation des métaux précieux.

Le ministère public a estimé que les éléments constitutifs du blanchiment de capitaux étaient réunis. Il a requis une peine de trois ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de six millions de francs CFA, considérant que la vente non autorisée et la mise en circulation des fonds constituent une infraction grave au regard de la législation en vigueur.

La défense a, pour sa part, contesté cette qualification. L’avocat du prévenu a soutenu que son client n’avait pas disposé des sommes issues de la transaction au moment de son arrestation, estimant que l’intention frauduleuse n’était pas établie. Il a également mis en avant l’absence d’agrément pour la commercialisation de l’or et insisté sur la méconnaissance, par son client, des procédures administratives applicables.

Au cours des débats, des éléments techniques relatifs à l’origine du métal et à la chaîne de commercialisation ont été examinés, sans que l’enquête n’établisse de lien direct avec un réseau organisé. Plusieurs pièces saisies lors des perquisitions ont été versées au dossier pour étayer les arguments des deux parties.

À l’issue des audiences, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le jugement est attendu le 21 mai, tandis que le prévenu reste détenu au Pôle pénitentiaire d’Abidjan.

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