Côte d’Ivoire : un individu accusé de triple homicide exécuté par la foule
En Côte d’Ivoire, le mercredi 18 mars 2026, la localité de Kounahiri a été le théâtre d’un drame d’une rare violence. Un individu a tué trois personnes, une femme âgée, une nourrice et son nourrisson âgé d’environ deux semaines, avant de se rendre de lui-même à la gendarmerie de la ville.

Selon les informations recueillies par Linfodrome, les faits se seraient déroulés à différents endroits de la localité. Les actes, d’une extrême brutalité, ont provoqué une vive émotion et une profonde indignation au sein de la population. Après avoir commis ces crimes, le suspect s’est présenté aux forces de gendarmerie, en possession de la machette présumée avoir servi lors des attaques. Ce geste n’a toutefois pas permis d’apaiser les tensions, l’émotion restant vive dans la ville.
Informé de la situation, le sous-préfet Guy Charles Wayoro s’est rendu sur les lieux en compagnie des forces de sécurité. Après les constats d’usage et l’évacuation des corps par les services funéraires, il s’est ensuite déplacé à la gendarmerie où se trouvait le suspect afin de tenter de maîtriser une situation déjà tendue.
Sur place, une foule de plus en plus nombreuse s’était massée aux abords des locaux, exprimant sa colère et réclamant justice. Malgré les appels au calme des autorités administratives, la tension est restée vive. Profitant d’un moment d’absence du sous-préfet, parti rendre compte de la situation, des individus ont forcé l’accès aux locaux de la gendarmerie, vandalisé certaines installations et extrait le suspect des mains des forces de l’ordre, débordées par la foule.
Le présumé auteur a ensuite été lynché puis brûlé vif à proximité immédiate de la brigade de gendarmerie. Son corps a été récupéré le même jour pour inhumation. Des renforts venus de Séguéla ont été dépêchés sur place afin de rétablir l’ordre. Le calme est progressivement revenu dans la localité, bien que la situation reste sous surveillance.
Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame et d’en établir les motivations. Cet épisode, mêlant crimes particulièrement atroces et justice populaire, relance la question de la sécurité et de la gestion des foules en situation de crise.
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