Côte d’Ivoire : les organisateurs de « La Nuit des DjandXXX » arrêtés

À Abidjan, la Brigade Mondaine de la préfecture de police a interpellé deux organisateurs d’une soirée promotionnée sur les réseaux sociaux sous le nom « La Nuit des DjandXXX », après la diffusion d’affiches jugées obscènes pour un spectacle attendu à Angré Djorogobité.

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Société
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Côte d’Ivoire : les organisateurs de « La Nuit des DjandXXX » arrêtés
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Les visuels partagés en ligne ont suscité une vague de réactions d’internautes qui ont saisi les services de sécurité, estimant que la communication de l’événement atteignait la moralité publique. Les publications ont été qualifiées d’« obscènes » par des plaignants anonymes et ont alimenté la mobilisation autour du dossier.

Suite à ces signalements, la Brigade Mondaine a ouvert une enquête administrative et opérationnelle. Les deux organisateurs ont été localisés et interpellés par les enquêteurs ; ils ont été placés en garde à vue et doivent être présentés au procureur de la République pour examen des suites judiciaires.

La législation ivoirienne réprime l’outrage public à la pudeur. La loi prévoit une peine d’emprisonnement allant de trois mois à deux ans et une amende comprise entre 50 000 et 500 000 francs pour quiconque porte atteinte publiquement à la pudeur. Ces sanctions peuvent être doublées si l’infraction concerne ou survient en présence d’un mineur.

Les autorités considèrent que l’espace virtuel accessible librement sur Internet doit bénéficier des mêmes protections que l’espace public physique. Ainsi, la diffusion de contenus montrant de la nudité, des postures jugées indécentes ou des propos outrageants est susceptible de constituer un délit réprimé par le code pénal et par des textes relatifs à la protection de l’ordre public et des mineurs.

Le cas évoqué intervient dans un contexte où les forces de l’ordre ont déjà sanctionné des personnalités pour diffusion de contenus estimés contraires aux bonnes mœurs. En 2023, une influenceuse connue sous le nom de Lolo Beauté avait été appréhendée puis déférée devant le parquet après la mise en ligne d’images qualifiées d’obscènes, images montrant des parties intimes selon les autorités.

Les services spécialisés en cybercriminalité et en ordre public, dont la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité, rappellent que les publications en ligne librement accessibles sont assimilées à des espaces publics et peuvent faire l’objet de poursuites lorsque leur contenu porte atteinte à la pudeur ou met en danger des mineurs.

Dans le dossier de la soirée « La Nuit des DjandXXX », les deux organisateurs restent en garde à vue en attendant d’être présentés au procureur de la République.

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