Côte d’Ivoire : le SYNAPCI maintient la grève du cacao à 1 200 FCFA

Le SYNAPCI maintient son mot d’ordre de grève dans la filière café-cacao et demande à ses relais du Haut-Sassandra de garder les magasins d’achat fermés jusqu’à nouvel ordre. Le syndicat conteste le prix minimum garanti du cacao, fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026-2027.

André Kouagou Assane
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Côte d’Ivoire : le SYNAPCI maintient la grève du cacao à 1 200 FCFA
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À Bédiala, samedi 19 septembre, le coordonnateur régional du SYNAPCI, Koné Zakaria, a transmis aux planteurs les consignes de la direction nationale. Le syndicat réclame une revalorisation du prix bord champ et le départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao, Yves Brahima Koné. Ses responsables affirment que certains producteurs disposent encore de stocks qu’ils peinent à écouler.

Le mouvement avait été lancé à Daloa le 13 septembre. Dans la région du Moronou, des producteurs d’Arrah ont annoncé le 17 septembre leur adhésion à la grève illimitée. Ils invoquent des difficultés de commercialisation, l’endettement et des paiements incomplets. Certains affirment notamment que des fèves livrées lors de la campagne précédente n’ont pas été intégralement réglées.

Le gouvernement ivoirien a fixé le 1er septembre le prix minimum garanti du cacao à 1 200 FCFA le kilo pour la campagne principale 2026-2027. Un an plus tôt, la campagne principale 2025-2026 avait débuté à un prix record de 2 800 FCFA le kilo, avant un retour à 1 200 FCFA pour la campagne intermédiaire ouverte en mars 2026. Les autorités ont justifié le maintien du niveau actuel par la forte volatilité des cours mondiaux.

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Une contestation sur fond de nouvelle traçabilité

Le bras de fer intervient aussi au moment où le Système national de traçabilité est devenu obligatoire pour les achats de cacao. Déployé à grande échelle depuis le 1er septembre avec la carte du producteur, le dispositif est contesté par le président du SYNAPCI, Koné Moussa. Le Conseil du Café-Cacao assure de son côté que le système fonctionne normalement et ne présente pas les dysfonctionnements dénoncés par le syndicat.

La filière pèse directement sur les revenus ruraux du pays. Selon les chiffres communiqués par les autorités ivoiriennes lors de la réforme du calendrier de commercialisation, environ 1,2 million de producteurs cultivent le cacao et près de huit millions de personnes en vivent. La grande campagne, désormais ouverte le 1er septembre, doit courir jusqu’au 28 février.

Dans le Haut-Sassandra, les responsables régionaux du SYNAPCI ont demandé à leurs délégués de maintenir la fermeture des magasins d’achat jusqu’à nouvel ordre. À Arrah, dans le Moronou, des planteurs ont annoncé le 17 septembre leur adhésion au même mot d’ordre.

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