COP17 en Mongolie : des peuples autochtones dénoncent un blocage américain
Des représentants de peuples autochtones ont manifesté jeudi 20 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, pour réclamer une participation effective aux négociations de la COP17 sur la désertification et dénoncer le retrait de plusieurs sujets de l’agenda à la demande des États-Unis.

Les manifestants ont demandé le rétablissement des discussions consacrées notamment au genre et à la participation des peuples autochtones et des communautés locales. Ils estiment que leur présence dans les espaces de concertation ne leur garantit pas une influence réelle sur les décisions.
Le compte rendu officiel de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification confirme que la conférence a adopté son agenda provisoire sans plusieurs points et en a reporté l’examen afin de poursuivre les consultations. Le document mentionne des interventions des États-Unis et d’autres délégations, sans attribuer officiellement le report à un seul pays.
Un reportage de l’Agência Brasil publié le 20 août indique toutefois que les thèmes relatifs au genre et à la participation sociale ont été écartés à la demande de Washington. L’adoption de l’agenda requiert le consensus des 197 parties à la Convention.
Une participation jugée encore trop limitée
Hindou Oumarou Ibrahim, dirigeante de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad, a estimé que la participation des peuples autochtones ne devait pas rester symbolique. Elle a demandé la reconnaissance de leurs droits territoriaux, de leurs connaissances et de leur rôle dans la protection des terres.
La COP16 de Riyad avait créé un caucus des peuples autochtones et un caucus des communautés locales pour mieux intégrer leurs perspectives aux travaux de la Convention. À Oulan-Bator, les représentants mobilisés considèrent que ces espaces doivent désormais se traduire par une participation pleine aux négociations.
Les organisations autochtones mettent en avant leur expérience de la gestion des pâturages, de l’eau et des territoires soumis à la sécheresse. Elles demandent que leurs droits fonciers et leur consentement soient pris en compte dans les programmes de restauration susceptibles d’affecter directement leurs communautés.
Le programme officiel de la COP17 prévoit le 26 août une journée « Terre et peuples », avec un caucus consacré aux femmes éleveuses et pasteures ainsi qu’un événement spécial sur les peuples autochtones et les communautés locales.
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