Centrafrique : ouverture en juin prochain du procès de l’ancien président François Bozizé

La Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé, mardi 21 avril 2026, l’ouverture en juin de son sixième procès, une affaire surnommée « de Bossembélé ». Cette procédure vise l’ancien chef de l’État François Bozizé ainsi que trois anciens cadres militaires, poursuivis pour des crimes contre l’humanité liés à des violences commises entre 2009 et 2013 dans la localité de Bossembélé, au nord du pays.

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Centrafrique : ouverture en juin prochain du procès de l’ancien président François Bozizé
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Selon l’accusation, les faits reprochés impliquent des exactions attribuées à la garde présidentielle au centre d’instruction militaire de Bossembélé, situé à environ 150 kilomètres de Bangui. L’enquête et la mise en accusation couvrent une période située au cœur des tensions qui ont secoué la Centrafrique au début des années 2010.

Instituée pour répondre aux crimes internationaux commis sur le territoire depuis 2003, la Cour pénale spéciale a officiellement démarré ses travaux en 2018. Sa création vise à permettre que les auteurs présumés d’atrocités soient traduits devant une juridiction locale dotée de mécanismes mixtes et d’une compétence consacrée aux violations les plus graves.

François Bozizé, visé par un mandat d’arrêt international émis en avril 2024, se trouverait toujours en exil en Guinée-Bissau. Il est notamment poursuivi pour des actes de torture et des homicides liés aux faits qui se seraient déroulés à Bossembélé entre 2009 et 2013. La Cour a rappelé les mesures en cours à son encontre et les modalités procédurales applicables à sa situation.

Procédure et personnes mises en cause

Le greffier en chef adjoint de la CPS, Ouasman Njikam, a souligné que la juridiction ne dispose pas d’une force de police propre et dépend donc de la coopération des autorités pour l’exécution des décisions. Il a précisé que M. Bozizé dispose d’un délai de vingt jours pour se présenter devant la Cour ; à défaut, le procès se poursuivra en son absence, conformément aux règles applicables.

Les trois autres mis en examen — Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy — sont, eux, placés en détention préventive en République centrafricaine et pourront comparaître physiquement à l’audience. La Cour insiste sur le principe de l’égalité devant la loi et sur sa mission de faire examiner par la justice les actes graves commis sur le territoire.

La première audience de ce dossier est programmée pour le 16 juin 2026. Les personnes poursuivies seront invitées à répondre aux accusations portées contre elles et à défendre leur version des faits devant la formation de jugement.

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