Bénin: 4 détenus devant la Criet pour une affaire d’escroquerie à la prison d’Akpro-Missérété
Le jeudi 30 mai 2024, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) du Bénin a examiné une affaire d’escroquerie impliquant quatre détenus de la prison civile d’Akpro-Missérété. Selon nos confrères de Banouto, l’un des prisonniers est accusé d’avoir escroqué ses trois codétenus et a comparu pour répondre aux accusations portées contre lui.

Les trois victimes, incarcérées pour divers délits, auraient été dupées par le prévenu, qui leur avait promis des contacts influents pour faciliter leur libération. Selon les rapports, l’accusé aurait soutiré des sommes importantes à ses collègues sous prétexte de leur obtenir l’assistance d’avocats ou d’autres aides extérieures.
Lors de l’audience du mardi 28 mai 2024, la première victime présumée a affirmé avoir versé 367 000 FCFA au prévenu pour qu’il trouve un avocat, une promesse qui n’a jamais été honorée. La deuxième victime a évoqué un montant de 1 845 000 FCFA remis pour une promesse similaire. Le prévenu leur aurait assuré avoir des contacts fiables pour leur défense.
À la barre, l’accusé a nié toutes les accusations, plaidant non coupable. Il a déclaré n’avoir pris aucun franc à la première victime, expliquant seulement qu’il l’avait mis en contact avec une avocate. Selon lui, cette dernière s’était rendue à la prison pour écouter son camarade et avait demandé à examiner son dossier avant de fixer ses honoraires. Il a attribué l’absence de suite à la complexité du dossier de son codétenu.
En ce qui concerne la deuxième victime présumée, l’accusé a reconnu avoir reçu de l’argent, mais a précisé qu’il s’agissait d’une dette contractée pour des raisons familiales, notamment pour payer les frais de scolarité de ses enfants. Il a indiqué avoir aidé son collègue à rédiger des mémorandums pour sa défense, justifiant que ce service couvrait une partie de la dette. Il a donc rejeté l’accusation d’escroquerie et le montant de 1 845 000 FCFA, tout en admettant devoir encore de l’argent à son collègue.
Quant à la troisième victime présumée, elle n’a pas pu effectuer le déplacement pour faire son témoignage en raison de sa santé. Après les dépositions, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 25 juin 2024 pour poursuivre les débats.
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