Côte d’Ivoire : au moins sept morts dans des violences intercommunautaires liées à un différend foncier
Dix-huit suspects ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt après des affrontements entre communautés survenus le 4 août à Kossandji, à une soixantaine de kilomètres d’Abidjan. Les violences ont fait au moins sept morts, plusieurs blessés et un disparu, sur fond de différend lié à l’exploitation d’une parcelle agricole.

Le parquet d’Abobo a annoncé, mercredi 12 août au soir, l’ouverture d’une information judiciaire et le placement en détention de 18 personnes soupçonnées d’avoir participé aux violences. Les mis en cause sont notamment poursuivis pour meurtres, troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes et association de malfaiteurs.
Les affrontements ont éclaté dans la nuit du mardi 4 août à Kossandji, après un différend qui aurait dégénéré entre plusieurs communautés au sujet de l’exploitation d’un terrain. Selon des témoins, des individus armés ont attaqué le village, causant d’importants dégâts matériels.
Le bilan provisoire fait état d’au moins sept morts et de plusieurs blessés. Une personne est toujours portée disparue. Les circonstances précises des décès et le rôle de chacun des suspects doivent désormais être établis par l’enquête judiciaire.
Les autorités appellent au retour de l’apaisement
Le calme serait revenu dans la localité, mais la population reste marquée par les violences. Des habitants disent notamment craindre de retourner travailler dans leurs champs. « Les parents ont toujours peur d’aller au champ », a témoigné un ressortissant de Kossandji, qui affirme avoir perdu un cousin dans les affrontements.
Le général Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur de la gendarmerie nationale, s’est rendu sur place pour appeler les différentes communautés à éviter une nouvelle escalade. Il a demandé aux habitants de préserver le calme afin que les travaux agricoles puissent reprendre sans crainte.
L’enquête devra déterminer l’origine exacte du conflit, identifier les éventuels commanditaires et établir les responsabilités dans les violences. Le parquet n’a pas communiqué, à ce stade, de calendrier concernant les prochaines étapes de la procédure.
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