Beauté au Ghana : un premier rapport national veut mesurer le secteur

Le Ghana prépare son premier rapport national consacré à l’industrie de la beauté et du bien-être, avec l’ambition de remplacer les estimations dispersées par des données sur la taille du marché, les emplois et les entreprises qui le composent. Le projet est porté par Makeup Ghana avec le College of Humanities de l’Université du Ghana.

Eudoxie Nguessan
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Beauté au Ghana : un premier rapport national veut mesurer le secteur
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Une première réunion technique a rassemblé le 3 septembre à Legon des représentants de l’État, des régulateurs, des universitaires, des institutions financières, des centres de formation et des professionnels du secteur. Les organisateurs veulent mesurer une économie qui va des salons de coiffure et du maquillage aux soins de la peau, aux spas et aux activités de bien-être.

Le futur Ghana Beauty & Wellness Report doit notamment examiner l’emploi, la formation, les habitudes de consommation, la fabrication locale, les normes, la réglementation et l’accès au financement. L’objectif affiché est aussi de mieux documenter les petites entreprises et les praticiens qui travaillent encore largement dans l’informel.

Cette question de la formalisation est déjà au centre du débat. Lors de l’atelier, l’entrepreneure et juriste Elsie Appau-Klu a plaidé pour un cadre professionnel plus clair, estimant que les produits cosmétiques sont réglementés mais que les métiers eux-mêmes restent moins structurés. Elle a notamment évoqué la création d’un conseil de cosmétologie.

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Pour les petites structures, le chantier ne se limite pas aux règles. Les discussions ont aussi porté sur la tenue des comptes, l’accès au crédit, la formation et la capacité des marques locales à produire davantage sur place. Les participants souhaitent que le rapport distingue mieux le poids économique des salons, des instituts, des maquilleurs, des marques de soins et des acteurs du wellness.

Le projet arrive alors que les Ghana Beauty Awards célèbrent leur dixième édition. Makeup Ghana présente cette étude comme une base destinée aux pouvoirs publics, aux banques, aux investisseurs et aux professionnels, afin que leurs décisions reposent sur des données plus solides que les seules évaluations de marché.

Le comité de pilotage doit maintenant affiner la méthode de recherche, identifier les données disponibles, mener de nouvelles consultations et compiler le rapport. La professeure Sheena Lovia Boateng, spécialiste du marketing et de l’entrepreneuriat à l’Université du Ghana, en dirige les travaux de recherche.

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