Algérie : l’intelligence artificielle au service de la qualité des services télécoms

Les opérateurs de téléphonie mobile algériens intensifient le recours à l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer la qualité de leurs réseaux, dans un pays où la consommation de données explose et où les régulateurs ont déjà sanctionné des défaillances de service, rapporte l’agence de presse APS.

Ousmane Traoré Samba
Ousmane Traoré Samba
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Algérie : l’intelligence artificielle au service de la qualité des services télécoms
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Selon des données citées par l’agence, l’Algérie comptait 55,94 millions d’abonnements à l’internet mobile à fin septembre 2025, dont plus de 50 millions sur la 4G. Sur les trois derniers mois de cette période, la consommation de données a atteint 1,63 milliard de gigaoctets, portant la moyenne mensuelle par abonné à 10,13 gigaoctets, contre 8,72 Go un an plus tôt.

Cette croissance rapide de l’usage intervient alors que la qualité de service reste un sujet sensible. En octobre 2024, l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) avait infligé aux trois opérateurs Mobilis, Djezzy et Ooredoo des amendes cumulées dépassant 1 milliard de dinars pour non-conformité aux exigences de couverture et de qualité de réseau.

Pour anticiper ces problèmes plutôt que les subir, les opérateurs misent désormais sur des systèmes d’IA capables d’analyser en continu des milliers d’indicateurs réseau. « L’intelligence artificielle permet de passer d’une gestion des pannes et des congestions après leur survenue à une anticipation de ces phénomènes », explique Younes Guerrar, expert en technologies de l’information et de la communication, cité par l’agence Ecofin.

Anticiper les pics de trafic saisonniers

Ces outils permettent notamment de détecter les schémas annonciateurs d’une dégradation des performances, d’anticiper les congestions liées aux périodes de fêtes, aux événements sportifs, aux accidents ou aux catastrophes, et d’identifier les pics de demande propres à certaines zones à des horaires précis.

La coopération entre le secteur des télécommunications et l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle (Ensia) dépasse désormais le cadre classique de la formation et des stages, selon son directeur Abdelmalek Bachir, qui évoque des projets communs de recherche appliquée.

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