Affaire Jubillar : le bornage du téléphone de Cédric Jubillar révèle des déplacements près du lieu de découverte des ossements
Les analyses du téléphone de Cédric Jubillar montreraient plusieurs déplacements répétés dans un secteur proche de l’endroit où les ossements de Delphine ont été découverts, relançant les questions sur les circonstances de la disparition de l’infirmière d’Albi.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar, infirmière âgée de 33 ans, avait disparu de son domicile à Cagnac-les-Mines (Tarn). Pendant des mois, les investigations n’avaient pas permis de localiser son corps ni d’établir de preuves matérielles concluantes. En juin 2021, son époux, Cédric Jubillar, avait été mis en examen pour homicide volontaire avec aggravation.
Après plusieurs années d’investigations, des expertises médico-légales ont confirmé que des ossements découverts dans un secteur boisé du Tarn appartiennent à Delphine. Cette identification est intervenue après que, lors d’une audition, Cédric Jubillar ait indiqué l’endroit où se trouvaient les restes, selon les éléments rendus publics.
Les déplacements suspects de Cédric Jubillar
Les enquêteurs ont étudié les données extraites du téléphone de Cédric Jubillar pour la période allant du 5 décembre 2020 à la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Selon un reportage de Mélanie Vecchio (BFMTV) repris par la presse, ces analyses de géolocalisation ont été remises au juge d’instruction en décembre 2021.
Premier enseignement relevé par les spécialistes : le téléphone n’a pas montré de sortie du département du Tarn sur la période étudiée. En revanche, plusieurs positions géographiques ont été enregistrées dans un secteur situé au pied de la départementale 600. L’une de ces localisations, datée du 5 décembre à 6 h 12, se situe à « quelques centaines de mètres » seulement de la parcelle où les ossements ont ensuite été retrouvés.
Le mobile de Cédric Jubillar a en outre été repéré à plusieurs autres points autour de cette zone au cours des jours précédant la disparition de Delphine. Les magistrats et techniciens de l’IRCGN s’appuient sur ce type de données pour reconstituer les trajectoires et vérifier les déclarations des protagonistes. Les positions relevées ne permettent pas, à elles seules, de déterminer la nature des déplacements : elles établissent des présences ou des passages à des lieux et moments donnés.
Interrogé par les enquêteurs, Cédric Jubillar a déclaré que cet endroit lui serait « revenu en mémoire » le jour du drame, selon la même source. La question de savoir si ces repérages correspondent à un passage lié à une activité personnelle, professionnelle, ou à un repérage préalable reste posée par les investigations.
Au vu de ces éléments, les enquêteurs prennent en compte les corrélations entre les positions du téléphone et la découverte des restes. Le dossier comporte également d’autres expertises menées précédemment, notamment sur des appareils ménagers et d’autres traces, qui n’avaient pas permis d’apporter jusqu’alors de preuve matérielle définitive.
Le procès de Cédric Jubillar est prévu à la cour d’assises du Tarn à partir du 22 septembre 2025 et devrait durer quatre semaines.
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