Adriana Karembeu reproche aux Français de se croire autosuffisants sur leur langue

Adriana Karembeu, arrivée en France au début des années 1990 après une enfance marquée par la rigueur en Slovaquie, s’est imposée comme l’un des visages emblématiques des années 1990 et a bâti une carrière qui dépasse le seul mannequinat : défilés, campagnes publicitaires, passages à la télévision et engagements humanitaires ont contribué à faire d’elle une figure médiatique familière en France. Son parcours d’intégration, son image accessible et ses observations sur les Français occupent une place régulière dans ses interventions publiques.

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Adriana Karembeu reproche aux Français de se croire autosuffisants sur leur langue
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Adriana Karembeu, arrivée en France au début des années 1990 après une enfance marquée par la rigueur en Slovaquie, s’est imposée comme l’un des visages emblématiques des années 1990 et a bâti une carrière qui dépasse le seul mannequinat : défilés, campagnes publicitaires, passages à la télévision et engagements humanitaires ont contribué à faire d’elle une figure médiatique familière en France. Son parcours d’intégration, son image accessible et ses observations sur les Français occupent une place régulière dans ses interventions publiques.

Née en Slovaquie, Adriana Karembeu a traversé une jeunesse décrite comme difficile avant d’arriver en France, pays qu’elle a progressivement fait sien. Sur les podiums puis devant les caméras, elle a enchaîné les succès qui l’ont rendue reconnaissable au grand public. Au fil des années, elle s’est diversifiée : la télévision, les engagements associatifs et sa façon d’apparaître au public ont façonné une image de femme accessible, souriante et bienveillante. L’apprentissage de la langue française et l’appropriation des codes sociaux et de l’humour local ont été des étapes importantes de son intégration.

Installée durablement en France, Adriana Karembeu se présente comme une étrangère de cœur devenue Française d’adoption, capable d’observer avec un recul particulier les comportements et les traits culturels des habitants. Sa vie privée, marquée notamment par son passé marital avec Christian Karembeu et sa relation actuelle avec Marc Lavoine, figure régulièrement dans les médias et s’inscrit dans le récit de son ancrage en France.

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Une observatrice privilégiée des Français

Dans ses témoignages, Adriana souligne d’abord les qualités qu’elle prête aux Français : leur intelligence, leur goût de la conversation et une curiosité culturelle qu’elle juge réelle. Elle note une forme d’élégance, pas seulement vestimentaire mais liée à la manière de se tenir, de recevoir et d’échanger. À ses yeux, cette capacité à apprécier les belles choses — un repas, une vue, une œuvre, un film — participe largement du charme du pays et de ses habitants.

Elle insiste aussi sur la chaleur et la générosité que les Français manifestent lorsqu’ils ouvrent leur cercle, que ce soit en contexte amical ou professionnel. Ces attitudes, dit‑elle, l’ont aidée à se sentir acceptée malgré son accent et ses fautes de français : cette indulgence a été perçue comme touchante et lui a donné la confiance nécessaire pour prendre la parole en public.

Parmi ses confidences, Adriana évoque un attachement particulier à Paris, qu’elle dit trouver émouvante au point d’avoir songé à se faire tatouer la Tour Eiffel. Même les aspects moins flatteurs du climat parisien, comme la grisaille ou la pluie, n’entament pas son plaisir d’y vivre et d’y évoluer.

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Affection et proximité lui permettent cependant d’exprimer des critiques franches. Elle pointe un « manque d’ouverture linguistique » selon elle fréquent en France : certaines personnes se montrent convaincues qu’il suffit de leur langue propre, s’attendant à ce que le monde s’adapte. Dans ses propos, elle rend compte de ce constat par une formule lapidaire — « vous vous croyez » — destinée à interpeller sur cette tendance.

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