Zambie : Hakainde Hichilema réélu, l’électricité et le cuivre au cœur du second mandat
Le président zambien Hakainde Hichilema a été déclaré vainqueur mardi 18 août 2026 du scrutin organisé cinq jours plus tôt, obtenant un second mandat de cinq ans. Selon les résultats de la Commission électorale rapportés par l’agence EFE, il a recueilli 2 965 326 voix, soit 61,5 % des suffrages.

Son principal adversaire, l’ancien ministre Brian Mundubile, a obtenu 1 856 217 voix, soit 37,9 %. Hichilema, élu pour la première fois en 2021, franchit ainsi dès le premier tour le seuil requis pour être reconduit.
Le président sortant a fait campagne sur le redressement économique engagé après le défaut de paiement de la Zambie en 2020. Sous son premier mandat, le pays a restructuré plus de 12 milliards de dollars de dette et stabilisé plusieurs indicateurs macroéconomiques, selon l’Associated Press.
Le scrutin s’est toutefois déroulé dans un climat tendu. Le dépouillement a été brièvement suspendu après des violences dans des centres de vote, tandis que des responsables de l’opposition ont été arrêtés. La mission d’observation de l’Union européenne a jugé le vote globalement pacifique, tout en estimant que les libertés fondamentales et l’égalité des conditions de campagne avaient été limitées.
Un objectif de trois millions de tonnes de cuivre
Pour son second mandat, Hichilema promet de porter la production annuelle de cuivre à trois millions de tonnes d’ici à 2031, soit plus de trois fois le niveau observé au début de son premier mandat. Ce métal constitue la principale source de recettes d’exportation du pays et attire d’importants investissements chinois et occidentaux.
La réalisation de cet objectif dépend notamment de l’approvisionnement électrique. Les délestages et les restrictions de puissance ont pesé sur les ménages, les mines et les fonderies, dans un pays encore très dépendant de l’hydroélectricité.
Le gouvernement avait engagé durant le premier mandat des projets thermiques et solaires ainsi que des mesures de comptage permettant aux producteurs privés d’injecter leur surplus sur le réseau. L’enjeu est d’augmenter la capacité disponible tout en réduisant la vulnérabilité du système aux périodes de sécheresse.
L’engagement de campagne le plus chiffré reste la cible de trois millions de tonnes de cuivre par an à la fin du mandat, en 2031, présentée par Hichilema comme le moteur de l’investissement minier et industriel.




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