Visa: les États-Unis étendent leurs restrictions à cinq nouveaux pays africains
Les autorités américaines ont élargi, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, leurs mesures de restriction à l’encontre de plusieurs pays africains dans le cadre de leur politique migratoire.

Parmi les nations nouvellement visées figurent la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Namibie et le Botswana, selon des informations officielles communiquées récemment.
Cette décision s’inscrit dans une mise à jour des règles d’accès au sol américain prise par le département d’État. Elle impose à ces ressortissants des conditions plus strictes pour l’obtention de visas, notamment l’obligation de fournir une caution financière d’un montant pouvant atteindre entre 5 000 et 15 000 dollars, ainsi que des entretiens en personne avec les services consulaires américains.
Les candidats doivent également présenter plusieurs années d’historique de leurs activités sur les réseaux sociaux et des détails étendus sur leurs précédents voyages et séjours.
Selon le gouvernement américain, ces nouvelles exigences visent à renforcer le contrôle des flux migratoires et à détecter d’éventuelles menaces pour la sécurité intérieure.
La caution demandée ne garantit pas l’accord du visa : elle est remboursée si la demande est refusée ou si le titulaire respecte les conditions de son visa après l’entrée sur le territoire.
Au total, une vingtaine de pays africains figurent désormais sur des listes soumises à des restrictions de visas de diverses natures, qu’il s’agisse de règles de caution, de conditions d’entretien renforcées ou de limitations d’accès.
Dans certains cas, des interdictions d’entrée totales ont été appliquées, notamment pour les ressortissants du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Soudan du Sud et de la Sierra Leone, en vertu de la politique globale des États-Unis en matière d’immigration.
Ces mesures ont déjà suscité des réactions sur le continent, certains pays africains rappelant le principe de réciprocité dans la délivrance des visas.
Les restrictions s’inscrivent dans un mouvement plus large de renforcement des contrôles migratoires par l’administration américaine, qui inclut également des exigences de vérification sociale et des entretiens obligatoires pour les demandeurs de visas, quelle que soit leur nationalité.
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