Vanessa Paradis : « Je ne suis pas sûre » que les femmes soient entendues dans l’affaire Patrick Bruel

Vanessa Paradis connaît un regain d’attention médiatique avec sa nouvelle tournée et la promotion de la réédition de son album Le Retour des beaux jours, coécrit avec Étienne Daho et Jean‑Louis Piérot. Dans une série d’entretiens récents, la chanteuse est revenue sur son actualité artistique et a pris position sur des sujets de société, notamment la libération de la parole des femmes et la question des « nepo babies », suscitant de nombreuses réactions dans les médias.

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Vanessa Paradis : « Je ne suis pas sûre » que les femmes soient entendues dans l’affaire Patrick Bruel
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La remise en lumière de son répertoire s’accompagne d’une visibilité accrue : en marge des concerts, Vanessa Paradis multiplie les émissions et les interviews pour présenter la réédition de son album et évoquer son parcours. Le projet, coécrit avec des collaborateurs de longue date, est présenté comme une relance artistique qui s’inscrit dans la continuité de sa carrière, tout en donnant matière à débat public sur des thèmes sociaux qui dépassent la simple promotion discographique.

Après une apparition dans l’émission C à vous, la chanteuse s’est exprimée au micro de RTL, où elle a abordé la question de la parole des femmes à la suite de l’affaire liée à Patrick Bruel. Ses déclarations, reprises par plusieurs organes de presse, portent sur le soutien à celles qui témoignent et sur les obstacles rencontrés par les plaignantes.

Prise de position sur la parole des femmes et le phénomène des « nepo babies »

Interrogée sur son soutien à la libération de la parole des femmes, Vanessa Paradis a répondu sans ambiguïté : « Est‑ce que j’encourage la parole des femmes ? Évidemment. Qui serait assez fou pour dire le contraire ? Hommes et femmes, d’ailleurs. Ça me paraît évident« . Elle a souligné la difficulté que représente le dépôt de plainte pour les victimes, estimant que ce geste demande « énormément de courage« .

La chanteuse a nuancé son propos en exprimant une inquiétude sur la capacité des plaignantes à être réellement entendues : « Après, qu’elles soient entendues, je ne suis pas sûre. Il faut quand même qu’elles soient très nombreuses pour être entendues. Donc là, il y a quand même beaucoup de progrès à faire« , a‑t‑elle déclaré, tout en reconnaissant que des avancées avaient été réalisées : « Mais il ne faut pas non plus cracher sur les progrès. Il y a des progrès qui ont été faits bien sûr mais on n’est pas arrivé encore« .

Sur un autre registre, Vanessa Paradis s’est également saisie du débat autour des « nepo babies », expression anglo‑saxonne désignant les enfants de personnalités qui bénéficient d’un effet de nom. Se déclarant elle‑même concernée en tant que mère de Jack et Lily‑Rose, elle a estimé que ce statut pouvait ouvrir des portes, mais exposer davantage à la critique : « ça ouvre des portes parce que nos noms vous portent mais après, vous êtes tellement plus jugés que les autres« , a‑t‑elle expliqué.

Elle a insisté sur l’effort requis par ces jeunes artistes, affirmant que, malgré les facilités apparentes, le travail restait à faire par ceux qui sont issus de familles connues et que le regard du public et des professionnels peut être empreint de préjugés. Selon elle, ce statut peut constituer, pour certains, un frein autant qu’un avantage.

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