Une journaliste déclare « Jack Lang a lâché, tant mieux »

Deux personnalités médiatiques ont annoncé leur retrait de fonctions cette semaine après des révélations et des procédures judiciaires : Jack Lang, cité dans l’affaire Epstein, a proposé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, tandis que Jean‑Marc Morandini, définitivement condamné pour corruption de mineurs, a décidé de se retirer de l’antenne de CNews.

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Une journaliste déclare « Jack Lang a lâché, tant mieux »
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Deux personnalités médiatiques ont annoncé leur retrait de fonctions cette semaine après des révélations et des procédures judiciaires : Jack Lang, cité dans l’affaire Epstein, a proposé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, tandis que Jean‑Marc Morandini, définitivement condamné pour corruption de mineurs, a décidé de se retirer de l’antenne de CNews.

Jack Lang, en poste à la tête de l’Institut du monde arabe depuis janvier 2013, a annoncé qu’il proposerait de remettre sa démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire. Dans un communiqué cité par la presse, il a déclaré vouloir « préserver l’Institut du monde arabe et son travail exemplaire » et a expliqué que ce retrait lui permettrait de « récuser toutes les accusations qui m’assaillent » tout en évitant « toute rupture de continuité » au sein de l’institution.

Jean‑Marc Morandini a, de son côté, publié un message sur le réseau social X pour annoncer son retrait temporaire de l’antenne de CNews. Il y affirme avoir proposé à la direction de la chaîne « de me retirer de l’antenne afin de rétablir le calme nécessaire au travail de la rédaction », soulignant qu’il ne souhaite « en aucun cas être un problème pour ces équipes et pour la direction de la chaîne et du groupe ».

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Démissions, excuses et réactions

Quelques jours avant son retrait, Jean‑Marc Morandini a publié des excuses publiques sur X, indiquant avoir « après 10 ans de procédure, fait le choix d’y mettre un terme en renonçant à tout recours ». Il ajoute regretter « profondément les paroles et les échanges écrits qui m’ont été reprochés et qui ont pu blesser » et affirme « prendre pleinement conscience de leur impact et des blessures qu’ils ont pu causer ». Il a également demandé « pardon aux personnes que j’ai pu heurter directement ou indirectement » et évoqué l’espoir d’une « seconde chance » pour ceux qui accepteront de la lui accorder.

Les deux décisions interviennent dans des contextes différents : Jack Lang est cité dans le dossier Epstein sans qu’une condamnation ne soit mentionnée dans les déclarations publiques, tandis que Jean‑Marc Morandini a été définitivement condamné pour corruption de mineurs, rappelant les années de procédures judiciaires évoquées dans ses messages.

Au micro de Sud Radio, la journaliste Françoise Degois a estimé que les deux hommes avaient agi trop tardivement en se retirant de leurs fonctions. Elle a déclaré : « Bien sûr qu’il devait démissionner. Il a même mis trop de temps pour le faire. Démissionner ne signifie pas être coupable », ajoutant que les campagnes sur les réseaux sociaux ne sauraient seules expliquer ces mouvements mais que, face au malaise exprimé par des personnalités comme Sonia Mabrouk et François‑Xavier Bellamy, Jean‑Marc Morandini a été poussé à quitter l’antenne et aurait dû « le faire plus tôt ». Elle a conclu en relevant que Jack Lang, pour sa part, « n’est pas condamné ».

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