Une enseignante tuée après qu’un membre de sa famille ait rêvé qu’elle avait insulté le prophète Mahomet

Une enseignante a été assassinée par une collègue et ses deux nièces après qu’un parent eut rêvé qu’elle avait insulté le prophète Mahomet, a annoncé la police pakistanaise.

Josué KPOGLA-ANAGOVoir tous ses articles
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Une enseignante tuée après qu’un membre de sa famille ait rêvé qu’elle avait insulté le prophète Mahomet
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Une enseignante a été assassinée par une collègue et ses deux nièces après qu’un parent eut rêvé qu’elle avait insulté le prophète Mahomet, a annoncé la police pakistanaise.

La religion est l’opium du peuple, dit-on. Mais a-t-on besoin de venir à cette extrême au Pakistan? En effet, selon la police locale, une enseignante a été tuée par sa collègue et ses deux nièces après qu’un membre de sa famille ait rêvé qu’elle avait tenu des propos hostiles au prophète Mahomet.

Le drame s’est produit mardi dans mardi à Dera Ismail Khan, dans la province ultra-conservatrice du nord-ouest du pays, Khyber Pakhtunkhwa, à la frontière avec l’Afghanistan. Le trio a tendu une embuscade à la dame, une certaine Safoora Bibi, à la porte principale de l’école religieuse pour filles, selon la police pakistanaise. Elle a été attaquée avec un couteau et un bâton et est décédée après avoir été égorgée, est-il précisé dans le rapport des forces de sécurité.

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Le principal suspect est une collègue qui aurait organisé le crime avec deux nièces étudiant à l’école Jamia Islamia Falahul Binaat. La police a déclaré que les filles leur avaient dit qu’un parent avait rêvé que la victime « avait commis un blasphème » contre le prophète Mahomet.

Peu de problèmes au Pakistan sont aussi galvanisants que le blasphème, et même la moindre suggestion d’insulte à l’islam peut alimenter les protestations et inciter aux lynchages. Les agents ont déclaré qu’ils enquêtaient également pour savoir si le principal suspect, Umra Aman, avait une rancune personnelle contre Mme Bibi.

Connues sous le nom de madrassas, les écoles religieuses ont longtemps servi de bouées de sauvetage vitales pour des millions d’enfants pauvres au Pakistan, où les services sociaux sont chroniquement sous-financés.

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