Tunisie : contribution tunisienne à la baisse des prix de l’huile d’olive

Dans plusieurs pays riverains de la Méditerranée, la campagne de récolte des olives en cours confirme un net redressement de la production après deux saisons difficiles. Ce regain d’offre commence à peser sur les cours, suscitant des inquiétudes chez certains acteurs du secteur, notamment en Italie.

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Tunisie : contribution tunisienne à la baisse des prix de l’huile d’olive
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Dans plusieurs pays riverains de la Méditerranée, la campagne de récolte des olives en cours confirme un net redressement de la production après deux saisons difficiles. Ce regain d’offre commence à peser sur les cours, suscitant des inquiétudes chez certains acteurs du secteur, notamment en Italie.

La Tunisie, qui retrouve des niveaux de production bien plus élevés, pourrait voir sa récolte dépasser les 500 000 tonnes cette année. Un tel volume a déjà des répercussions à la fois sur le marché intérieur tunisien et sur les prix pratiqués à l’exportation.

Du côté des organisations de producteurs italiennes, la progression des flux tunisiens — souvent offerts à des tarifs très compétitifs — est pointée du doigt. Ces importations bon marché, en forte hausse sur les derniers mois, sont perçues comme un élément aggravant de la pression sur les prix en Europe.

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Pour autant, plusieurs observateurs estiment que la chute des tarifs s’explique surtout par une offre méditerranéenne plus généreuse que l’an passé plutôt que par une volonté délibérée de casser les prix. Des points de repère internationaux montrent d’ailleurs une diminution sensible des cotations de référence.

Une dépendance italienne aux importations

L’Italie, bien qu’elle soit l’un des grands noms de l’oléiculture européenne, produit en moyenne autour de 300 000 tonnes par an — un volume insuffisant face à sa consommation et à ses exportations. Le pays doit donc faire appel chaque année à des achats extérieurs, à hauteur d’environ 500 000 tonnes, et la Tunisie figure parmi ses fournisseurs.

Les acteurs italiens soulignent que ces approvisionnements restent incontournables pour couvrir la demande nationale et les engagements commerciaux à l’étranger, et qu’ils ont par ailleurs bénéficié des prix de la matière première ces derniers mois.

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Sur le plan des prix, certaines références européennes montrent un recul marqué : des marchés comme Jaén en Espagne affichent aujourd’hui des niveaux largement inférieurs à ceux observés en 2024, une évolution qui se reflète sur les échanges en vrac.

Malgré cette offre plus abondante, la consommation mondiale d’huile d’olive ne faiblit pas. La campagne 2024-2025 a enregistré une progression de la demande, qui dépasse désormais les 3,2 millions de tonnes, et les prévisions tablent sur une nouvelle légère hausse pour l’année à venir.

Les débouchés se confirment principalement hors du pourtour méditerranéen — États-Unis, Brésil, Japon, Chine et pays du Golfe — incitant de nombreux pays de la région à accroître leurs surfaces plantées en oliviers, comme on l’observe en Égypte, en Libye, au Maroc ou en Grèce. Pour les responsables du développement oléicole, l’enjeu est désormais d’adopter des stratégies complémentaires entre pays plutôt que de se placer dans une logique strictement concurrentielle.

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