Trois ans de prison ferme requis contre l’ex-sénateur Guerriau pour avoir drogué la députée Josso
Le procureur a requis mardi 27 janvier, devant le tribunal correctionnel de Paris, quatre ans d’emprisonnement — dont un an assorti d’un sursis probatoire — à l’encontre du sénateur Joël Guerriau, accusé d’avoir en 2023 drogué de manière significative la députée Sandrine Josso afin de la violer. L’affaire, jugée au cœur de la capitale, alimente le débat public autour des violences sexuelles et de la soumission chimique.

Le procureur a requis mardi 27 janvier, devant le tribunal correctionnel de Paris, quatre ans d’emprisonnement — dont un an assorti d’un sursis probatoire — à l’encontre du sénateur Joël Guerriau, accusé d’avoir en 2023 drogué de manière significative la députée Sandrine Josso afin de la violer. L’affaire, jugée au cœur de la capitale, alimente le débat public autour des violences sexuelles et de la soumission chimique.
Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public, Benjamin Coulon, a affirmé que Joël Guerriau « a volontairement placé de la MDMA dans le verre de champagne qu’il a servi à Sandrine Josso » au cours d’un dîner organisé à son domicile. Selon l’accusation, l’administration de cette substance aurait visé à altérer la capacité de défense de la victime pour commettre l’agression reprochée.
Le prévenu a nié ces allégations. Sur la base des éléments présentés à l’audience, le parquet a demandé l’émission d’un mandat de dépôt pour les trois années de prison ferme requises et la prononciation d’une peine complémentaire de cinq années d’inéligibilité, ainsi que l’inscription du mis en cause sur le fichier des délinquants sexuels.
Contexte judiciaire et enjeux juridiques
L’instruction, qui a abouti à un renvoi devant le tribunal, s’inscrit dans un contexte où la notion de « soumission chimique » suscite une attention médiatique et judiciaire accrue. Ce terme désigne l’emploi de substances psychoactives afin de diminuer les défenses d’une personne et favoriser la commission d’une agression sexuelle. Dans le dossier opposant Joël Guerriau à Sandrine Josso, la qualification retenue par le parquet met en lumière la question de l’administration volontaire d’un produit intoxicant en relation avec une infraction sexuelle.
Aux termes des réquisitions, la peine complémentaire d’inéligibilité sollicitée par le ministère public entraîne l’interdiction d’exercer un mandat électif pendant la période concernée. L’inscription demandée sur le fichier des délinquants sexuels peut entraîner, si elle est prononcée par le tribunal, des obligations de suivi et des contraintes administratives prévues par la loi française pour les personnes reconnues coupables d’infractions sexuelles.
Les débats dans cette affaire ont porté sur l’interprétation des analyses toxicologiques, la chronologie des faits lors du dîner au domicile du sénateur et la crédibilité des témoignages recueillis au cours de l’enquête. Les avocats des parties ont contesté ou soutenu la portée des éléments scientifiques et les constatations médicales versées au dossier.
Le tribunal a entendu les réquisitions du ministère public mardi 27 janvier et doit désormais examiner les arguments présentés par la défense et la partie civile au cours des audiences. Le parquet a également requis l’inscription du mis en cause au fichier des délinquants sexuels
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