Togo: le Journal « Tampa Express » suspendu par la HAAC pour violations répétées des règles de déontologie et d’éthique
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo a suspendu pour trois mois le bimensuel Tampa Express, accusé de violations répétées des règles déontologiques et éthiques. Cette décision fait suite à la publication controversée d’un article dans l’édition N°068 du 30 octobre 2024, intitulé « Dr Sandra Ablamba Johnson, l’étoile montante des « putains » de la république dans ses œuvres », visant directement la ministre et secrétaire générale de la Présidence de la République.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo a suspendu pour trois mois le bimensuel Tampa Express, accusé de violations répétées des règles déontologiques et éthiques. Cette décision fait suite à la publication controversée d’un article dans l’édition N°068 du 30 octobre 2024, intitulé « Dr Sandra Ablamba Johnson, l’étoile montante des « putains » de la république dans ses œuvres », visant directement la ministre et secrétaire générale de la Présidence de la République.
Dans un communiqué, la HAAC a exprimé sa ferme désapprobation envers les « accusations graves sans preuves » publiées par Tampa Express, jugeant l’article contraire aux normes déontologiques et journalistiques. Selon le rapport de son service de monitoring, daté du 31 octobre 2024, la HAAC reproche au journal de diffuser des informations infondées, portant gravement atteinte à l’intégrité de Dr Sandra Ablamba Johnson.
Une séance d’audition a eu lieu le 4 novembre 2024 pour examiner les preuves avancées par Francisco Napo-Koura, directeur de publication de Tampa Express. Cependant, d’après la HAAC, M. Napo-Koura n’a pas pu fournir d’éléments justifiant la véracité des affirmations publiées dans l’article.
La HAAC rappelle que cette audition est la quatrième pour le directeur de publication, déjà convoqué plusieurs fois pour des manquements similaires, notamment les 11 août 2022, 14 décembre 2022 et 1er février 2023. La répétition de ces incidents et le non-respect des engagements pris ont amené l’instance de régulation à conclure à une « persistance dans la transgression des règles déontologiques », indiquant un choix délibéré de non-respect des lois encadrant la presse togolaise.
La suspension de trois mois, effective dès le 5 novembre 2024, est donc une sanction rappelant aux acteurs de la presse leurs responsabilités en matière d’éthique et de déontologie.
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