Tentative de putsch à Cotonou: absent lors de la mutinerie, le patron de l’armée réagit enfin
Quatorze jours après la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre 2025, le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général de division Fructueux Gbaguidi a confié ses impressions aux confrères de Bip Radio.

Quatorze jours après la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre 2025, le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général de division Fructueux Gbaguidi a confié ses impressions aux confrères de Bip Radio.
Absent du territoire national au moment des faits, le patron de l’armée assure avoir néanmoins coordonné la riposte stratégique face aux mutins. Il évoque une institution éprouvée mais engagée dans un processus de réorganisation et de restauration de la discipline.
Pour le général Gbaguidi, la tentative du 7 décembre dépasse largement le cadre d’une simple infraction sécuritaire. Il la qualifie de blessure morale profonde pour l’armée.
Voir des militaires retourner leurs armes contre la République constitue, selon lui, une trahison et une honte, rappelant que la mission fondamentale des Forces armées béninoises demeure la loyauté à la Constitution et aux institutions.
Au lendemain de l’échec de la tentative, l’armée a engagé une revue interne du personnel afin d’identifier les responsabilités. Cette revue a permis, précise-t-il, d’identifier formellement les éléments ayant abandonné leur poste après l’échec de l’opération et ceux toujours présents mais qui ont participé à la mutinerie.
Interrogé sur le cas du colonel Tigri, présenté comme l’un des officiers au cœur de cette affaire, le général Gbaguidi n’a pas dissimulé sa déception. Il évoque une relation personnelle marquée par l’estime, tout en affirmant une séparation nette entre l’affect et la responsabilité institutionnelle.
Sur la localisation ou la fuite éventuelle de l’officier, le chef d’état-major se montre catégorique, indiquant que cette question ne relève pas de ses prérogatives.
Le général a tenu à rappeler la stricte séparation des rôles dans la gestion de la crise. L’armée, explique-t-il, se concentre désormais sur la remobilisation des troupes, la cohésion interne et le moral des soldats. Les enquêtes judiciaires relèvent exclusivement de la Police républicaine et des autorités judiciaires compétentes.
Il affirme ne pas être dans une logique de précipitation, laissant aux instances politiques le soin de communiquer sur l’évolution des procédures.
Malgré la gravité des faits, le chef d’état-major estime que cette crise doit servir de leçon. Il appelle à une vigilance permanente afin que de tels événements ne se reproduisent plus. Pour lui, l’épreuve traversée doit contribuer à renforcer l’armée et la nation.
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