Tension entre Brazzaville et Kinshasa après un accrochage armé sur le fleuve Congo

Un accrochage armé a éclaté sur le fleuve Congo au niveau de Makotimpoko entre des patrouilles fluviales de la République du Congo et de la République démocratique du Congo, dans la nuit du 26 au 27 août 2026. L’affrontement direct entre les deux unités navigantes a brusquement ravivé les tensions sécuritaires le long de cette frontière fluviale partagée par les deux capitales voisines.

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Economie
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Tension entre Brazzaville et Kinshasa après un accrochage armé sur le fleuve Congo
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À l’issue de cet échange de tirs, deux agents des forces de l’ordre de la République du Congo demeurent officiellement portés disparus. Les recherches opérationnelles engagées sur le fleuve n’ont pas permis de retrouver leur trace, laissant planer une incertitude totale sur leur sort dans ce secteur frontalier isolé.

Deux autres agents de la force publique congolaise, capturés, blessés puis temporairement séquestrés par les militaires de la RDC, ont pu être rapatriés vers Brazzaville. Actuellement pris en charge à l’Hôpital central des armées, ils ont reçu le 29 août 2026 la visite du Premier ministre Anatole Collinet Makosso, venu constater leur état clinique et leur apporter le soutien de l’État.

Cette situation a suscité une vive réaction de la société civile, portée par le coordonnateur du Cercle des droits de l’homme et du développement (CDHD), Roch Euloge Nzobo. L’organisation exige formellement des autorités qu’elles fassent toute la lumière sur le sort des disparus, garantissent la restitution des dépouilles aux familles en cas de décès et octroient des indemnisations aux rescapés soumis à des traitements inhumains.

Brazzaville privilégie la concertation bilatérale

Auditionné devant la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale congolaise, le gouvernement de Brazzaville a fermement condamné la diffusion de vidéos et d’images humiliantes montrant les agents capturés. Devant les parlementaires, l’exécutif a néanmoins réaffirmé sa décision de rejeter l’escalade militaire en privilégiant l’apaisement et le règlement du contentieux par le dialogue bilatéral avec Kinshasa.

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