Tchad : privés de salaire, les enseignants en grève dénoncent une volonté d’intimidation

Depuis la mi-février 2026, une mobilisation massive des enseignants perturbe fortement le fonctionnement des établissements publics au Tchad, affectant aussi bien la capitale Ndjamena que les provinces. Les classes sont largement désertées et les activités scolaires ont du mal à reprendre normalement.

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Société
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Tchad : privés de salaire, les enseignants en grève dénoncent une volonté d’intimidation
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Depuis la mi-février 2026, une mobilisation massive des enseignants perturbe fortement le fonctionnement des établissements publics au Tchad, affectant aussi bien la capitale Ndjamena que les provinces. Les classes sont largement désertées et les activités scolaires ont du mal à reprendre normalement.

Les enseignants en grève réclament, entre autres, l’entrée en vigueur d’un décret instituant un statut particulier et une revalorisation des indemnités auxquelles ils estiment avoir droit. Ces demandes traduisent une exaspération accumulée autour de conditions de travail et de rémunération jugées insuffisantes.

Le 20 février, la Primature a pris position en annonçant que les journées non travaillées par les membres du syndicat SET, section de Ndjamena, ne seraient pas payées. Cette décision vise à sanctionner l’arrêt collectif du travail mais risque d’envenimer davantage les relations entre les autorités et le mouvement social.

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En réaction, les grévistes affirment ne pas avoir perçu les quinze jours qu’ils disent avoir effectués et dénoncent l’absence de tout salaire sur la période en cours. Ces témoignages pointent une situation financière tendue pour de nombreux enseignants et leurs familles.

Conséquences et enjeux

La cessation prolongée des cours soulève des inquiétudes chez les parents et les responsables éducatifs, qui redoutent des retards dans les programmes et une difficulté à organiser les évaluations à venir. Le manque d’activité pédagogique expose par ailleurs les élèves les plus vulnérables à des interruptions d’apprentissage qui peuvent être longues à combler.

Face à cette impasse, les acteurs du secteur attendent des signaux clairs de la part du gouvernement et des pistes de sortie de crise. Les enseignants, eux, maintiennent la pression en attendant l’application effective des mesures revendiquées ou des propositions de compensation financière susceptibles de débloquer la situation.

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