Sophie Narme : le corps exhumé, l’ombre de Dominique Pelicot plane
Sophie Narme, assassinée en 1991 à Paris, a vu sa tombe exhumée le 14 avril 2026 dans le cadre d’une réouverture d’éléments d’enquête visant à vérifier d’éventuelles connexions avec Dominique Pelicot, détenu et mis en cause dans d’autres affaires anciennes, a confirmé la défense de ce dernier et la famille de la victime auprès du Parisien.

La victime, Sophie Narme, avait 23 ans lorsqu’elle a été retrouvée morte en décembre 1991 dans un appartement rue Manin, dans le XIXe arrondissement de Paris. Négociatrice en immobilier, elle effectuait une visite de logement au moment des faits. Selon les éléments rapportés à l’époque, elle avait été partiellement dévêtue et rouée de coups ; c’est le directeur de son agence qui l’avait découverte.
L’auteur de ce crime n’a jamais été formellement identifié. L’exhumation décidée début avril a pour objectif principal la réalisation de nouveaux prélèvements et analyses, selon les informations communiquées par les avocats et les médias.
Le corps exhumé pour des prélèvements ADN
La demande d’exhumation a été rendue publique par l’avocate de Dominique Pelicot, puis confirmée par Me Florence Arault, avocate de la famille de la victime, auprès du Parisien. Selon des informations relayées par BFM TV et reprises sur les réseaux, l’intervention aurait eu lieu dans un petit cimetière des Yvelines et mobilisé une trentaine de personnes pour procéder à l’ouverture de la sépulture et aux prélèvements.
Les prélèvements ont débuté le jour même de l’exhumation, d’après BFM TV. La défense de Dominique Pelicot a expliqué avoir sollicité l’opération afin de démontrer que l’ADN du détenu n’était pas présent sur la dépouille. La famille de la victime, jointe par le Parisien, a rappelé qu’un éventuel défaut de traces ADN ne suffirait pas à dissiper tous les soupçons : « Ce n’est pas parce qu’on ne trouve pas de traces ADN que ça enlève tout soupçon », a déclaré un membre de la famille rapporté par le quotidien.
Dominique Pelicot est actuellement incarcéré. Il a partiellement reconnu avoir commis une tentative de viol en 1999 sur une agente immobilière en Seine-et-Marne ; selon les correspondances entre les dossiers, la méthode employée pour dévêtir la victime et la présence supposée d’une odeur d’éther sur les lieux auraient été des éléments rapprochant ces faits de l’affaire Narme aux yeux des enquêteurs et des parties civiles.
Les nouvelles analyses réalisées sur la dépouille de Sophie Narme doivent permettre de comparer d’éventuelles traces biologiques aux profils disponibles et d’éclairer la piste reliant ces dossiers anciens.



