Sonia Mabrouk écartée de l’antenne après ses propos sur Jean‑Marc Morandini
Sonia Mabrouk est temporairement écartée de l’antenne d’Europe 1 : absente de l’émission La Grande Interview ce mardi 27 janvier 2026, la journaliste se retrouve au centre d’un conflit interne entre CNews et les responsables du groupe média, après avoir publiquement pris ses distances vis-à-vis du maintien à l’antenne de Jean‑Marc Morandini, récemment condamné définitivement par la Cour de cassation pour « corruption de mineurs ».

Sonia Mabrouk est temporairement écartée de l’antenne d’Europe 1 : absente de l’émission La Grande Interview ce mardi 27 janvier 2026, la journaliste se retrouve au centre d’un conflit interne entre CNews et les responsables du groupe média, après avoir publiquement pris ses distances vis-à-vis du maintien à l’antenne de Jean‑Marc Morandini, récemment condamné définitivement par la Cour de cassation pour « corruption de mineurs ».
Selon le journaliste Clément Garin, Romain Desarbres devrait assurer la présentation de l’émission en remplacement. Sur son compte X, Sonia Mabrouk a maintenu ses propos tenus la semaine précédente, écrivant notamment : « Je ne change pas une virgule à ce que j’ai dit », ajoutant que « le cœur et la raison ont parlé. Cette déclaration me sert de boussole ».
Toujours d’après Clément Garin, la décision d’écarter la journaliste a été prise par Gérald‑Brice Viret et Thomas Bauder, qui lui auraient annoncé qu’elle était invitée à rester chez elle « pour le mardi matin et pour les quinze jours à venir » et à « prendre des vacances pour se reposer ». La journaliste aurait refusé cette proposition mais la mesure aurait néanmoins été appliquée. Elle n’est, pour l’heure, pas « formellement mise à pied » et a indiqué envisager de consulter ses avocats.
Les tensions internes et la question de la compétence de diffusion
Le litige fait apparaître une difficulté de répartition des compétences entre les entités du groupe : La Grande Interview appartient juridiquement à Europe 1 et non à CNews, qui n’en est que co‑diffuseur. D’après les éléments rapportés, CNews ne pourrait intervenir sur des contrats et programmes qui ne relèvent pas de sa seule compétence au sein du groupe Canal/Vivendi, situation utilisée pour questionner la légitimité de l’écartement de la journaliste.
La direction fait face à des tensions internes accrues. Gérald‑Brice Viret tenterait de se rattraper auprès de la hiérarchie après ne pas avoir informé Serge Nedjar du risque de désolidarisation publique de Sonia Mabrouk sur une question sensible. Des échanges vifs auraient eu lieu entre collaborateurs, selon les mêmes sources.
Des scènes d’altercation sont évoquées : Pascal Praud et Christine Kelly se seraient livrés à des invectives devant les locaux de Lagardère, tandis que Sonia Mabrouk serait devenue « quasi inapprochable » et refuserait de s’impliquer dans ces querelles internes, affichant une attitude d’indifférence aux tensions entre collègues, selon les informations publiées.
La controverse porte également sur le caractère de la mesure prise à l’encontre de la journaliste : certains observateurs internes cités estiment qu’il s’agit d’une « sanction déguisée » ou d’un possible abus de pouvoir, compte tenu des règles contractuelles entre les différentes entités du groupe. Sonia Mabrouk, de son côté, a fait savoir qu’elle consulterait ses avocats pour évaluer la situation, selon Clément Garin.



