Sénégal: le gouvernement lève le gel des importations d’oignons

Le gouvernement sénégalais a levé, lundi 31 août, le gel des importations d’oignons en vigueur depuis le 16 janvier 2026, permettant aux commerçants de reprendre leurs achats à l’étranger. La décision, annoncée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, vise à garantir l’approvisionnement du marché intérieur et à stabiliser les prix jusqu’à la prochaine campagne de production, alors que la récolte locale a été entièrement écoulée durant la période de suspension.

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Sénégal: le gouvernement lève le gel des importations d’oignons
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Depuis 2006, le Sénégal suspend chaque année les importations d’oignons, généralement de janvier à août, afin de favoriser l’écoulement de la production nationale et de protéger les petits producteurs face à la concurrence étrangère. De nouvelles autorisations d’importation pourront désormais être accordées jusqu’au 31 décembre 2026, selon le ministère.

Pour les importateurs, la nouvelle est accueillie favorablement. « C’est une très bonne chose pour les consommateurs parce que, au niveau de la sous-région, il y a plus de bonne qualité d’oignons », estime Mamadou Touré, l’un des grands importateurs de ce légume à Dakar.

Les producteurs locaux, dont les stocks ont été écoulés durant la période de gel, ne s’opposent pas à la réouverture du marché, mais demandent à l’État de rester vigilant. « L’État doit veiller à l’approvisionnement correct du marché. Mais nous avons d’énormes difficultés par rapport aux problèmes de commercialisation », explique Malick Gueye, secrétaire général de l’Interprofession oignon du Sénégal, qui pointe la concurrence des grandes exploitations agro-industrielles, capables de produire en quantité à moindre coût.

Des pertes importantes faute de capacités de stockage

La production locale d’oignons est estimée à environ 450 000 tonnes par an. Mais selon les producteurs, près de 100 000 tonnes seraient perdues chaque année faute de moyens de stockage suffisants, une contrainte qui pèse en particulier sur les petites exploitations, moins équipées que les grandes structures agro-industrielles pour étaler leurs ventes dans le temps.

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