Sim : pêche, sculpture et peinture à Roquebrune-sur-Argens Sim, son dernier refuge et ses passions à Roquebrune-sur-Argens Sim, entre art et nature dans sa maison de Roquebrune-sur-Argens

Le 21 juillet 2026 aurait marqué le centenaire de la naissance de Sim, figure emblématique de l’humour et de la télévision française. Disparu en 2009 à l’âge de 83 ans, Simon Berryer, de son vrai nom, a laissé une empreinte indélébile dans le paysage audiovisuel national. Reconnue pour ses personnages tels que la Baronne de la Tronche-en-Biais, sa participation aux Grosses Têtes et son rôle mémorable d’Agecanonix dans Astérix et Obélix, cette personnalité artistique s’est également distinguée par sa vie réservée, loin des projecteurs.

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Sim, entre art et nature dans sa maison de Roquebrune-sur-Argens
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L’artiste avait su conquérir le cœur du public français par son humour unique, oscillant entre fantaisie exubérante et subtilité comique. En parallèle d’une carrière prolifique au théâtre, à la radio et sur le petit écran, Sim était aussi un écrivain et un passionné d’arts plastiques. Jusqu’à sa disparition, il avait choisi de se retirer à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var, où il a mené ses dernières années dans la tranquillité, s’adonnant notamment à la pêche, à la sculpture et à la peinture.

Si sa carrière artistique a traversé plus de cinq décennies, son attachement à une existence simple et aux joies silencieuses de la vie rurale constitue une facette moins connue mais tout aussi essentielle à sa personnalité.

Une retraite heureuse dans le Var, loin de l’agitation parisienne

Vers le début des années 2000, Sim avait décidé de quitter l’effervescence parisienne pour s’installer à Roquebrune-sur-Argens, une commune située à mi-chemin entre Fréjus et le massif des Maures dans le département du Var. Ce choix répondait à un désir profond de repos et de retour à une vie plus proche de la nature. Le calme et la discrétion offerts par cette région méditerranéenne semblaient correspondre parfaitement à son aspiration d’éloignement des projecteurs.

Dans cette commune côtière, il partageait son quotidien avec son épouse Marie-Claude, région qu’il appréciait particulièrement pour son cadre propice à la détente. Malgré une carrière entretenue par quelques apparitions ponctuelles, notamment dans la série télévisée Louis la Brocante, où il jouait aux côtés de Victor Lanoux, Sim avait essentiellement réduit son rythme professionnel pour se consacrer à une existence paisible.

La pêche occupait une place importante dans ses journées. Cette activité, qu’il pratiquait sur le littoral varois et dans les eaux douces environnantes, était pour lui une source de sérénité et de méditation. On rapporte que les personnes proches de lui le décrivaient comme un homme apaisé, bien loin du personnage comique à la fois espiègle et extravagant qu’il incarnait à l’écran.

Sculpture, peinture… un artiste aux multiples talents

Sim était surtout connu du public pour son rôle d’humoriste, mais il était également un artiste polyvalent. En parallèle de ses activités scéniques, il nourrissait une passion pour les arts plastiques, en particulier la sculpture et la peinture, disciplines auxquelles il consacrait de nombreuses heures durant sa retraite. Ces pratiques artistiques constituaient pour lui une forme d’expression complémentaire, parfois plus intime, permettant de révéler une autre facette de sa sensibilité.

Au-delà de son talent de comédien, Sim avait aussi développé une carrière d’écrivain. Il avait publié plusieurs ouvrages, mêlant souvenirs et humour. Parmi ses œuvres figurent notamment Elle est chouette, ma gueule, Le Petit Simon ainsi que La Baronne de la Tronche en Biais. Mémoires. Ces livres offrent un aperçu plus profond et nuancé de sa personnalité, révélant parfois une certaine mélancolie sous-jacente que le grand public n’avait pas l’habitude de percevoir.

Sim était également reconnu pour ses multiples talents dans le domaine artistique : comédien, parolier, scénariste, et chanteur, il refusait de limiter son registre à une seule discipline. Cette polyvalence a contribué à la longévité exceptionnelle de sa carrière, commencée dans les années 1950 et poursuivie vigoureusement jusqu’à ses derniers jours.

Roquebrune-sur-Argens, son dernier refuge jusqu’à la fin

C’est dans cette commune varoise que l’artiste a passé ses dernières années de vie. Installé depuis environ dix ans à Roquebrune-sur-Argens, Sim est décédé le 6 septembre 2009 à l’hôpital de Fréjus. Sa mort est survenue des suites d’une embolie pulmonaire, consécutive à une hospitalisation due à une pneumonie.

Ses obsèques se sont déroulées le 11 septembre 2009 en l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Roquebrune-sur-Argens. Plus de 2 000 personnes avaient fait le déplacement pour lui rendre hommage, parmi lesquelles des personnalités telles que Victor Lanoux, Philippe Bouvard, Jacques Balutin, Évelyne Buyle et Danielle Moreau.

Au cours de la cérémonie, le père Jérôme Renard a rappelé avec émotion l’esprit joyeux de Sim, soulignant que l’artiste avait toujours communiqué une joie de vivre authentique. Son épouse Marie-Claude a également pris la parole pour évoquer l’homme qu’elle connaissait, décrit comme un être exceptionnel, intelligent et philosophe, avec qui elle avait partagé 43 ans de vie commune.

Après la cérémonie, le corps de Sim a été conduit au crématorium de Vidauban, avant d’être inhumé à Roquebrune-sur-Argens, lieu qu’il considérait comme un véritable refuge. Ce village méditerranéen reste aujourd’hui intimement lié à sa mémoire comme l’endroit où il avait trouvé la paix, la nature et le temps de cultiver ses passions artistiques et personnelles.

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