Sara Duterte : le procès en destitution reprend sur les fonds confidentiels

Le procès en destitution de la vice-présidente philippine Sara Duterte reprend ce lundi 7 septembre 2026 devant le Sénat, transformé en cour d’impeachment, avec un nouvel épisode centré sur l’utilisation de fonds confidentiels. Les procureurs de la Chambre veulent démontrer que certains noms figurant sur des reçus de liquidation correspondraient à des bénéficiaires fictifs.

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Sara Duterte : le procès en destitution reprend sur les fonds confidentiels
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La Philippine Statistics Authority doit être appelée à témoigner par l’intermédiaire de la responsable Marizza Grande. Selon l’accusation, les vérifications effectuées dans les registres d’état civil n’auraient trouvé aucune trace de plusieurs identités inscrites sur des documents justificatifs, dont le nom devenu emblématique de « Mary Grace Piattos ».

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Les débats s’inscrivent dans l’article premier de l’acte de destitution, qui porte sur l’usage présumé irrégulier de fonds confidentiels attribués à l’Office de la vice-présidente et au ministère de l’Éducation lorsqu’il était dirigé par Sara Duterte. Les procureurs évoquent 500 millions de pesos pour la vice-présidence et 112,5 millions de pesos pour l’Éducation.

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La défense de Sara Duterte rejette l’accusation de détournement et affirme être prête à expliquer l’utilisation d’alias dans le cadre des dépenses confidentielles. La vice-présidente a, plus largement, dénoncé une procédure politique destinée selon elle à l’écarter de la vie publique.

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Une procédure décisive pour son avenir politique

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La Chambre des représentants a annoncé vouloir achever d’ici au 9 septembre la présentation des éléments relatifs aux fonds confidentiels. Le Sénat doit ensuite poursuivre l’examen des autres articles, qui concernent notamment des soupçons d’enrichissement inexpliqué, de corruption et des menaces présumées visant le président Ferdinand Marcos Jr. et d’autres responsables.

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Une condamnation exige l’accord d’au moins deux tiers des 24 sénateurs, soit 16 voix. Si elle était reconnue coupable sur un article de destitution, Sara Duterte pourrait être destituée et le Sénat pourrait également prononcer son inéligibilité à toute fonction publique.

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La reprise du procès intervient dans un climat encore plus tendu après l’émission, le 4 septembre, d’un mandat d’arrêt contre Sara Duterte pour trois chefs de menaces graves dans une procédure pénale distincte. Elle a versé une caution le lendemain et nie avoir proféré des menaces de mort contre le président, son épouse et l’ancien président de la Chambre Martin Romualdez.

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Le procès en destitution reste cependant juridiquement séparé de cette affaire pénale. Au Sénat, les débats de ce lundi doivent surtout porter sur la traçabilité des fonds confidentiels et sur la réalité des personnes mentionnées dans les pièces comptables produites pour justifier leur utilisation.

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