Russie : restrictions annoncées sur l’utilisation de Telegram au motif d’une «violation» de la loi
Mardi, les autorités russes ont annoncé qu’elles allaient instaurer progressivement des restrictions à l’encontre de l’application de messagerie Telegram, mettant en avant un non-respect présumé de la législation nationale. Le gouvernement reproche à ce service, très utilisé dans le pays, de ne pas en faire suffisamment pour empêcher son exploitation à des fins terroristes.

Mardi, les autorités russes ont annoncé qu’elles allaient instaurer progressivement des restrictions à l’encontre de l’application de messagerie Telegram, mettant en avant un non-respect présumé de la législation nationale. Le gouvernement reproche à ce service, très utilisé dans le pays, de ne pas en faire suffisamment pour empêcher son exploitation à des fins terroristes.
Dans un communiqué relayé par les agences de presse russes, l’organe de contrôle des télécommunications, Roskomnadzor, a dénoncé l’absence d’application effective des règles en vigueur. Selon cet organisme, les moyens concrets pour lutter contre les fraudes et les usages criminels ou terroristes de la messagerie ne seraient pas mis en œuvre.
Telegram, qui compte un large public en Russie, se retrouve ainsi visé par des mesures qui seront déployées étape par étape, d’après l’annonce officielle. Les détails pratiques sur la façon dont ces limitations seront appliquées n’ont pas été précisés dans la communication initiale.
Motifs invoqués par le régulateur
Roskomnadzor affirme que le cadre légal national reste, selon lui, insufficientement respecté par l’application, et insiste sur la nécessité d’actions concrètes pour entraver les activités illicites qui s’appuient sur les services de messagerie. Le régulateur met notamment l’accent sur la lutte contre l’escroquerie et sur la prévention de l’utilisation de ces plateformes à des fins criminelles ou terroristes.
Les agences de presse russes qui ont repris le communiqué ont souligné la fermeté du ton employé par les autorités. À ce stade, l’annonce ouvre la voie à une mise en œuvre graduelle de contraintes techniques ou réglementaires, sans que le calendrier exact ni l’ampleur précise des mesures n’aient été rendus publics.
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