RDC : pertes matérielles et retards inquiètent la Céni sur la tenue du calendrier électoral 2028

Un incendie survenu le 20 novembre 2025 a lourdement affecté les capacités logistiques de la Commission électorale nationale indépendante en Kinshasa, révélant des fragilités structurelles liées à des contraintes budgétaires persistantes. Selon une enquête interne, le sinistre aurait été provoqué par la défaillance d’un système de climatisation, resté sans entretien en raison du manque de ressources.

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RDC : pertes matérielles et retards inquiètent la Céni sur la tenue du calendrier électoral 2028
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Le feu a détruit une partie importante des équipements destinés à l’organisation des scrutins, notamment plus de 21 000 batteries, près de 1 800 panneaux solaires, 60 groupes électrogènes et des infrastructures techniques stratégiques comme un data center. Cette perte matérielle compromet une part significative des préparatifs en vue des échéances électorales à venir .

Au-delà de cet incident, la situation financière de la commission apparaît sous tension. Pour l’exercice 2025, les crédits alloués sont restés largement inférieurs aux besoins exprimés, avec une exécution partielle des fonds destinés au fonctionnement courant. Cette insuffisance budgétaire a entraîné des retards de paiement, ainsi que des interruptions de services essentiels au siège de l’institution.

Par ailleurs, une grande partie des ressources perçues en 2025 a été absorbée par le règlement de dépenses liées aux scrutins précédents, réduisant considérablement les marges disponibles pour la préparation du prochain cycle électoral. Plusieurs échéances locales ont ainsi été reportées faute de financement, malgré l’engagement du processus.

Les difficultés logistiques sont également accentuées par le contexte sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, où des destructions et vols d’équipements ont été signalés. À ces pertes s’ajoutent des dysfonctionnements internes, incluant des cas de vols impliquant du personnel et des agents de sécurité, selon les conclusions de l’enquête.

Sur le plan technique, plusieurs chantiers essentiels accusent du retard, notamment la mise à jour du fichier électoral et la correction d’anomalies dans la cartographie administrative. Le système de transmission des données, basé sur une technologie satellitaire, est jugé insuffisant pour garantir une remontée rapide et sécurisée des résultats.

Dans ce contexte, les incertitudes entourant le renouvellement de l’équipe dirigeante de la commission et les contraintes sécuritaires alimentent les interrogations sur le respect du calendrier électoral. Certaines voix évoquent déjà la possibilité d’un ajustement des échéances, dans un environnement marqué par des défis logistiques, financiers et politiques cumulés.

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