RDC : Le Parlement promet vigilance sur les Accords de Washington

Les Accords de Washington sont désormais soumis à l’examen du Parlement congolais. À l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a tenu à préciser que ces textes n’empêchent pas la République démocratique du Congo d’accueillir d’autres investisseurs internationaux.

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RDC : Le Parlement promet vigilance sur les Accords de Washington
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Le dossier suscite de vives attentes et préoccupations, notamment sur la souveraineté nationale, la gestion des ressources minières et la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Du côté de la chambre basse, l’examen s’annonce placé sous le signe de la vigilance et de la responsabilité.

Selon Actualite.cd, les projets de loi portant ratification de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, signé le 27 juin 2025 à Washington, ainsi que celui relatif à l’accord stratégique avec les États-Unis, signé le 4 décembre 2025, seront débattus au Parlement au cours de cette session ; ces documents sont désignés collectivement comme les Accords de Washington.

Modalités et enjeux du contrôle parlementaire

Lors de son intervention, Aimé Boji Sangara a affirmé que l’Assemblée nationale défendra l’intérêt supérieur de la nation et que la paix durable passe, selon lui, par la sécurité, la justice et le respect de la souveraineté des États.

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Le président de la chambre basse a également rejeté l’idée que cet ensemble d’accords réduise les possibilités de coopération de la RDC avec d’autres pays, assurant que le pays reste ouvert aux investisseurs de bonne foi au regard de l’abondance et de la diversité de ses ressources.

Le Département d’État américain indique que les Accords de Washington du 4 décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda visent à consolider des engagements destinés à mettre fin à des décennies de conflit et à faciliter une coopération économique plus large. Le texte américain précise que ces accords s’appuient sur le Cadre d’intégration économique régionale afin de soutenir la paix, la sécurité et la croissance économique dans la région des Grands Lacs.

À Kinshasa, Aimé Boji Sangara a cité plusieurs secteurs susceptibles de bénéficier d’un nouvel élan : les investissements, la sécurité, la valorisation responsable des minerais stratégiques, les infrastructures et les chaînes de valeur industrielles, ainsi que l’agriculture, la transformation agricole, le tourisme, l’énergie et les télécommunications.

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Pour les autorités congolaises, le message comporte deux volets : d’une part rassurer que les ressources nationales ne seront pas bradées, d’autre part montrer que les accords peuvent engendrer des opportunités concrètes à condition que leur mise en œuvre soit encadrée.

Sur le plan sécuritaire, Actualite.cd rapporte qu’Aimé Boji Sangara a rappelé que l’accord de paix avec le Rwanda vise prioritairement à mettre fin à l’insécurité persistante dans l’Est, une région affectée depuis des années par des violences armées ayant causé de lourdes souffrances aux civils.

Le président de l’Assemblée a précisé que le Parlement devra examiner avec responsabilité le projet de loi autorisant la ratification de cet accord de paix, transmis par la Première ministre le 7 mars 2026, et il a annoncé que l’Assemblée accompagnera la mise en œuvre avec vigilance dans l’intérêt de la sécurité des populations et de la stabilité régionale.

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Le dossier suscite des réactions sensibles en RDC : toute initiative diplomatique impliquant le Rwanda, la sécurité ou les ressources minières provoque régulièrement des réactions fortes, et de nombreux Congolais attendent des garanties concrètes plutôt que des déclarations.

L’adoption ou le rejet de ces textes devrait ouvrir une séquence politique importante, les députés devant arbitrer entre les espoirs d’un apaisement durable, les promesses économiques avancées par Washington et Kinshasa, et les craintes relatives à la souveraineté nationale.

Pour l’heure, l’Assemblée nationale affirme vouloir apaiser les tensions, en rappelant que la RDC ne se ferme à aucun partenaire et en assurant qu’elle suivra chaque étape du processus ; une opinion publique demande cependant des preuves, de la transparence et des résultats sur le terrain.

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