RDC : Kabuya demande à Tshisekedi de changer la Constitution

Le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, Augustin Kabuya, a demandé mardi 22 septembre à Félix Tshisekedi d’accompagner un changement de la Constitution de la République démocratique du Congo. Au terme d’une marche du parti présidentiel à Kinshasa, il a lancé que « le moment est venu de changer cette Constitution ».

Christian Mbeumo
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RDC : Kabuya demande à Tshisekedi de changer la Constitution
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La mobilisation avait été organisée en soutien aux institutions, à la loi sur le référendum et au dialogue national annoncé par le chef de l’État. Des rassemblements ont aussi été signalés à Matadi, Lubumbashi, Kananga, Kindu, Gungu et Mbuji-Mayi. À Kisangani et Gemena, des manifestations ont été annulées en raison de la situation sanitaire liée à Ebola, selon Radio Okapi.

Devant les militants réunis à Kinshasa, Augustin Kabuya a invoqué l’article 5 de la Constitution, qui dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple et peut notamment s’exercer directement par référendum. Il a soutenu que la mobilisation exprimait une volonté de changement du texte fondamental et a directement appelé le président à l’accepter.

Cette prise de position intervient une semaine après une marche de la Coalition pour la défense de l’article 64, opposée à un changement constitutionnel. Cette précédente mobilisation avait donné lieu à des tensions à Kinshasa et dans plusieurs villes. L’opposition redoute qu’une réforme ne permette de remettre en cause les limites actuelles du mandat présidentiel.

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L’UDPS avait ensuite annoncé sa propre marche nationale, présentée comme une réponse politique à ses adversaires et comme un soutien au référendum. Selon l’ACP, la direction du parti avait mobilisé ses alliés politiques, des représentants de la société civile, des confessions religieuses et des mouvements associatifs en amont du rassemblement.

Le débat se heurte à l’article 220 de la Constitution. Le texte officiel publié par la Présidence congolaise prévoit que le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. L’article protège également la forme républicaine de l’État, le suffrage universel, l’indépendance du pouvoir judiciaire et le pluralisme politique et syndical.

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