Plainte de Thomas Legrand et Patrick Cohen contre L’Incorrect classée sans suite

Le parquet de Paris a décidé de classer sans suite la plainte déposée par les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen visant le magazine L’Incorrect pour l’enregistrement clandestin d’une conversation avec des responsables socialistes, a appris mercredi l’AFP de sources proches du dossier et des deux chroniqueurs. Les plaignants contestent la légalité de l’enregistrement et annoncent qu’ils entendent engager d’autres procédures judiciaires.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Plainte de Thomas Legrand et Patrick Cohen contre L’Incorrect classée sans suite
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Le parquet de Paris a décidé de classer sans suite la plainte déposée par les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen visant le magazine L’Incorrect pour l’enregistrement clandestin d’une conversation avec des responsables socialistes, a appris mercredi l’AFP de sources proches du dossier et des deux chroniqueurs. Les plaignants contestent la légalité de l’enregistrement et annoncent qu’ils entendent engager d’autres procédures judiciaires.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, Thomas Legrand et Patrick Cohen indiquent que le procureur de la République a motivé sa décision par l’impossibilité de retrouver l’auteur de l’enregistrement en raison du secret des sources. « Le procureur de la République décide de classer notre plainte contre X et contre L’Incorrect au motif que le secret des sources rend impossible la recherche de l’auteur de l’enregistrement que nous considérons comme illégal », écrivent-ils, selon le texte communiqué à l’agence.

La plainte des deux chroniqueurs visait à établir les circonstances de l’enregistrement et, selon leurs déclarations, à sanctionner ce qu’ils estiment être une atteinte à leur vie privée et au fonctionnement du service public audiovisuel. L’affaire porte sur des échanges captés lors d’une rencontre impliquant des responsables socialistes, et a suscité la réaction immédiate des intéressés qui ont dénoncé une opération non journalistique.

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Voies judiciaires envisagées par les plaignants

Les deux journalistes précisent que la décision du parquet n’écarte pas l’ensemble des possibilités de recours. « Le procureur nous indique la possibilité de poursuivre notre action en justice par d’autres voies pour qu’un procès ait bien lieu », affirment-ils dans le même communiqué. Ils laissent ainsi entendre que leur stratégie judiciaire pourrait désormais emprunter des procédures civiles ou d’autres mécanismes prévus par le droit pénal pour faire valoir leurs droits.

Dans leur prise de parole, Legrand et Cohen affirment vouloir démontrer que l’enregistrement constitue un acte d’espionnage malveillant et que leurs propos ont été « manipulés et interprétés » dans le but de leur nuire ainsi qu’au service public de l’audiovisuel. Ils qualifient l’opération mise en cause de dépourvue de caractère journalistique, estimant que la diffusion ou l’usage de ces éléments ne relève pas d’un reportage ou d’un travail d’information légitime.

Le classement sans suite, tel que motivé par le parquet, s’appuie sur la protection du secret des sources, principe qui peut, dans certains cas, empêcher l’identification d’un auteur d’enregistrement. Les intéressés, cependant, indiquent qu’ils étudieront et engageront d’autres actions afin de faire reconnaître, devant une juridiction, le caractère illicite des faits allégués et les conséquences qui en découlent. « Nous démontrerons que nous avons été victimes d’espionnage malveillant et que nos propos ont été manipulés et interprétés pour nous nuire et nuire au service public de l’audiovisuel à travers une opération qui n’a rien de journalistique ».

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