Patrick Sébastien explique avoir tenté d’étouffer sa mère avec un oreiller
Patrick Sébastien a livré des confidences brutes dans le podcast de Guillaume Pley sur la chaîne YouTube Legend : dix ans d’alcoolisme — « un litre et demi de whisky par jour » —, un licenciement médiatique, la perte de son couple, un diagnostic de cancer, et un épisode durant lequel il dit avoir tenté d’étouffer sa mère avec un oreiller. Ces révélations, prononcées sans détours, photographient une décennie de lutte personnelle qui a presque brisé l’animateur.

Invité du podcast animé par Guillaume Pley, l’animateur et homme de scène est revenu longuement sur des années de dérive. Il a décrit sa consommation d’alcool comme prolongée et massive : « J’ai fait 10 ans, buvais à peu près 1 litre et demi de whisky par jour », a-t-il déclaré. Selon ses propres mots, ces excès ont eu des conséquences sur sa santé, sur sa vie familiale et sur son rapport à la scène.
Dans l’entretien, il évoque une période située « il y a cinq ans » où tout a basculé : il a perdu sa place à l’antenne, son couple s’est séparé d’un commun accord et il a reçu un diagnostic de cancer. « Normalement, tu te relèves pas », confie-t-il, soulignant la gravité de l’enchaînement des événements et la difficulté de s’en extraire.
De l’aveu des pulsions désespérées aux tentatives de reconstruction
Parmi les passages les plus forts de l’interview figure un épisode familial qu’il qualifie lui‑même de « très délicat » : « J’ai vécu avec ma mère ce moment très délicat où tu es obligé de l’aider à partir. J’ai pris un oreiller… j’ai essayé de l’étouffer. » Cette phrase, rapportée dans l’émission, a été dite comme le récit d’un instant de désespoir.
Patrick Sébastien décrit aussi la scène comme un refuge et un moteur de survie. Il confie s’être produit sur scène la nuit de la mort de son fils : « Je suis monté chanter sur scène le soir de la mort de mon fils. Pas par courage, par survie. » Le public et la scène apparaissent dans son récit comme des éléments de soutien face aux drames personnels et aux addictions.
Il assume en outre d’autres dépendances contemporaines : l’addiction au numérique, l’attrait de l’image et de l’adrénaline. « Les addictions au numérique… On est addictés. Moi le premier », dit‑il, précisant avoir vécu trois ans sans portable avant de le reprendre. Il évoque également sa « peur rose », une expression pour décrire sa recherche d’émotions fortes.
Sur le plan créatif et professionnel, il raconte une forme de renaissance. Son album Olé Olé, réalisé avec des amis, a obtenu un large écho sur les réseaux sociaux, et il annonce le projet d’ouvrir ce qu’il appelle le « plus petit cabaret du monde ». Il évoque la revanche au sens d’une reconstruction personnelle : « La revanche, c’est se servir du mal qu’on t’a fait pour te faire du bien. »
À 71 ans, il affirme avoir travaillé sur sa liberté intérieure et sur des comportements qui l’ont longtemps fait souffrir, comme la jalousie : « J’ai appris à ne plus l’être. Ça m’a tellement fait souffrir. » L’intégralité de l’entretien est accessible sur la chaîne YouTube Legend, où l’animateur s’exprime sans filtre.



