Patrick Bruel comparé à Xavier Dupont de Ligonnès et Jérôme Barella par la présidente de #MeTooMedia

La présidente de l’association #MeTooMedia, Emmanuelle Dancourt, a comparé Patrick Bruel à deux hommes soupçonnés de crimes violents lors d’une intervention sur BFMTV dimanche 23 août 2026, provoquant une vive polémique alors que le chanteur, mis en examen depuis juin pour viol et agressions sexuelles, maintient sa tournée anniversaire dont le premier concert doit se tenir le 2 octobre à Chartres.

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Patrick Bruel comparé à Xavier Dupont de Ligonnès et Jérôme Barella par la présidente de #MeTooMedia
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Trente-deux femmes ont déposé plainte ou témoigné contre l’artiste de 67 ans, selon les informations recueillies par plusieurs médias. Le 10 juin 2026, il a été mis en examen dans quatre dossiers distincts: viol à Neuilly-sur-Seine en 2008, tentative de viol à Bruxelles en 2010, agression sexuelle et harcèlement à Perpignan en 2019, et harcèlement sexuel à Ajaccio la même année. Il est par ailleurs concerné, comme témoin assisté, par plusieurs autres dossiers.

« Ils vont aller applaudir sur scène un criminel supposé. Le viol est un crime au même titre qu’un assassinat. Est-ce que vous iriez prendre un billet si Jérôme Barella était chanteur ou si Xavier Dupont de Ligonnès était acteur, est-ce que vous iriez les voir jouer sur scène ? Non ! », a déclaré Emmanuelle Dancourt sur BFMTV, citant deux hommes visés par des enquêtes pour des crimes distincts: Jérôme Barella, principal suspect du viol et du meurtre d’une fillette de 11 ans en mai 2026, et Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect du quintuple meurtre de sa femme et de ses quatre enfants à Nantes en 2011.

Présumé innocent, Patrick Bruel conteste fermement l’ensemble des accusations portées contre lui. « Jamais je n’ai forcé une femme. Jamais je n’ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque et obtenir des relations non consenties », a-t-il assuré sur Instagram, ajoutant qu’il comptait « se défendre » devant la justice.

Un contrôle judiciaire allégé en juillet

Les dossiers visant l’artiste ont été centralisés en mai 2026 au parquet de Nanterre. Lors de sa mise en examen le 10 juin, Patrick Bruel a été placé sous contrôle judiciaire, assorti d’une interdiction de quitter le territoire français, d’une interdiction d’entrer en contact avec les plaignantes, d’une obligation de suivi psychologique et du versement d’une caution de 500 000 euros. Le 21 juillet, ce contrôle judiciaire a été partiellement allégé, avec la levée de l’interdiction de sortie du territoire; le parquet a fait appel de cette décision.

Une nouvelle plainte pour tentative de viol a été révélée au mois d’août, portant à 32 le nombre de femmes ayant témoigné ou porté plainte contre le chanteur, même si les faits dénoncés pourraient, selon la presse, être en partie prescrits.

Plusieurs municipalités refusent d’accueillir le concert d’ouverture

Le maire de Chartres, Ladislas Vergne, a fait savoir que l’artiste « n’est pas le bienvenu » dans sa ville, où devait initialement se tenir le concert d’ouverture au Palais des Congrès. Il a invoqué le respect dû aux plaignantes et des impératifs d’ordre public. D’autres municipalités, dont Tours, Brest et Caen, ont également exprimé des réserves concernant l’accueil du chanteur sur leur territoire.

Malgré ces oppositions locales et les procédures judiciaires en cours, l’entourage de Patrick Bruel a confirmé le maintien de la tournée des 35 ans, baptisée « Alors Regarde 35 », avec un dispositif de sécurité renforcé et une assurance destinée à garantir la rémunération des musiciens en cas d’interruption d’une date.

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