ONU : Macky Sall plaide pour une réforme et une action collective

L’ancien président sénégalais Macky Sall a défendu, le 22 avril 2026 à New York, sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, à l’occasion d’une audition publique devant l’Assemblée générale. Cet exercice, désormais institutionnalisé dans le processus de désignation du successeur d’António Guterres, a permis aux États membres d’évaluer la vision et les priorités des différents candidats en lice.

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ONU : Macky Sall plaide pour une réforme et une action collective
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Pendant près de trois heures, après une déclaration liminaire d’une dizaine de minutes, Macky Sall a présenté les grandes orientations de son projet pour l’organisation. Il a axé son intervention sur la nécessité de restaurer la confiance entre les États, d’apaiser les tensions internationales et de renforcer l’action collective face aux crises globales. Se positionnant comme un « bâtisseur de ponts », il a mis en avant son expérience diplomatique, notamment à la tête de l’Union africaine et dans des missions de médiation.

Au cœur de sa proposition figurent trois impératifs de réforme : rationaliser, simplifier et optimiser le fonctionnement de l’ONU. Selon lui, ces axes doivent permettre de réduire les redondances entre agences, d’alléger les proccédures administratives et d’orienter davantage les ressources vers des résultats concrets et mesurables. Cette approche vise à améliorer l’efficacité opérationnelle de l’organisation dans un contexte marqué par des crises multiples.

Une candidature sous tension

La candidature de Macky Sall s’inscrit dans une compétition qui compte également plusieurs profils internationaux, dont l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le diplomate argentin Rafael Grossi et l’économiste costaricienne Rebeca Grynspan. Le processus de sélection, piloté par les États membres, doit aboutir à la nomination d’un nouveau secrétaire général dont le mandat débutera en janvier 2027.

Sur le plan politique, cette candidature suscite des réactions contrastées. Si certains soutiens mettent en avant son expérience à la tête du Sénégal et son réseau diplomatique, notamment en Afrique, d’autres voix, issues de la société civile sénégalaise, pointent un décalage entre son discours international et son bilan national, en particulier sur les questions de gouvernance et de droits humains. Des manifestations ont d’ailleurs été signalées à New York en marge de son audition.

Par ailleurs, cette démarche intervient dans un contexte où Macky Sall continue de défendre sur la scène internationale des positions liées aux enjeux africains, notamment la lutte contre la migration irrégulière. Lors d’interventions récentes, il a plaidé pour une approche globale fondée sur la création d’emplois, le développement économique et la coopération internationale, tout en rappelant les efforts engagés sous sa présidence pour freiner les départs clandestins .

L’élection du futur secrétaire général reste incertaine à ce stade, même si la logique de rotation géographique pourrait favoriser une candidature africaine. Les prochaines étapes du processus dépendront des consultations diplomatiques entre États membres, notamment au sein du Conseil de sécurité, dont le rôle est déterminant dans la désignation finale.

À lire aussi : Au Sénégal, la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU divise la classe politique

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