« On n’est pas encore à l’heure de faire une demande d’asile » : l’entourage de Kemi Seba dément et clarifie
Alors que des informations faisaient état d’une demande d’asile introduite par Kemi Seba en Afrique du Sud, son entourage sort du silence. L’ONG Urgences Panafricanistes rejette cette version et évoque une confusion liée à une déclaration d’avocat.

L’information a rapidement circulé, mais elle est désormais contestée. Hery Djehuty, coordinateur international et numéro 2 de l’ONG Urgences Panafricanistes, a formellement démenti l’existence d’une quelconque demande d’asile introduite par Kemi Seba en Afrique du Sud. Dans une interview à l’agence Anadolu, il a expliqué que cette information provient d’une déclaration faite par l’un des avocats du dossier, à la sortie de l’audience tenue le 20 avril 2026 devant le tribunal de première instance de Pretoria.
« On n’est pas encore à l’heure de faire une demande d’asile, aucun choix n’a été arrêté. Je profite de l’occasion pour infirmer cela », a-t-il déclaré, mettant fin aux spéculations.
Selon lui, cette prise de parole n’engageait pas la stratégie officielle de défense. Il précise d’ailleurs que l’avocat à l’origine de cette déclaration a été immédiatement écarté du dossier. L’organisation insiste sur le fait que les décisions juridiques seront prises en temps opportun et dans un cadre strictement professionnel.
« On déposera nos recommandations et nos volontés au niveau juridique à travers nos avocats, on ne va aucunement en parler via la presse », a-t-il ajouté.
Arrêté le 13 avril en Afrique du Sud, Kemi Seba a déjà comparu une première fois devant la justice à Pretoria le 20 avril. Une nouvelle audience est prévue pour le 29 avril. Le conseiller spécial du président Tiani a été interpellé en compagnie de son fils pour des « faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo ». D’après la police-sud-africaine, le duo père-fils avait l’ »intention de poursuivre sa route vers l’Europe » depuis le Zimbabwe.
L’arrestation a eu lieu dans un centre commercial de Pretoria, où Kemi Seba a été interpellé en compagnie d’un facilitateur, qui avait reçu 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, pour l’aider à traverser la frontière.
Parallèlement à cette affaire, les autorités béninoises suivent de près l’évolution du dossier. Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a annoncé son intention d’introduire une demande d’extradition visant Kemi Seba, déjà sous le coup de deux mandats d’arrêt au Bénin.
La procédure est en cours de préparation et « s’inscrit dans le cadre des conventions multilatérales auxquelles la République du Bénin et la République d’Afrique du Sud sont parties« , selon Mario Metonou.
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