Omotola Jalade : après 30 ans à Nollywood, elle dit n’avoir jamais reçu de royalties

Omotola Jalade-Ekeinde remet la question des royalties des acteurs de Nollywood au centre des conversations. Des propos de la star nigériane, largement relayés ce lundi 7 septembre 2026, opposent ses trois décennies dans le cinéma nigérian aux paiements résiduels qu’elle dit recevoir pour des projets tournés aux États-Unis.

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Omotola Jalade : après 30 ans à Nollywood, elle dit n’avoir jamais reçu de royalties
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L’actrice affirme avoir travaillé environ cinq ans à Hollywood et continuer à recevoir des paiements liés à certains de ces projets. À l’inverse, elle dit n’avoir jamais reçu d’enveloppe comparable après près de 30 ans de carrière à Nollywood. Ses déclarations sont présentées comme son expérience personnelle et ne signifient pas que tous les acteurs ou toutes les productions nigérianes fonctionnent de la même manière.

Le contraste frappe d’autant plus qu’Omotola est l’un des visages les plus connus du cinéma nigérian. Sa filmographie compte plusieurs centaines de productions et sa carrière s’est construite bien avant l’essor actuel des plateformes de streaming et la mondialisation de Nollywood.

La séquence qui circule aujourd’hui n’est toutefois pas totalement nouvelle. L’actrice avait déjà soulevé la question en 2025, en expliquant que deux projets réalisés aux États-Unis continuaient à lui générer des residuals, alors qu’elle ne bénéficiait pas d’un mécanisme équivalent pour son vaste catalogue nigérian.

Un débat ancien qui revient avec le streaming

Les residuals sont des rémunérations supplémentaires qui peuvent être versées à des interprètes lorsque certaines œuvres sont rediffusées, réexploitées ou distribuées selon les conditions prévues par les contrats et les accords professionnels. Leur fonctionnement diffère donc d’un marché à l’autre et ne doit pas être confondu avec le cachet initial versé pour un tournage.

En mettant en parallèle Hollywood et Nollywood, Omotola ne dévoile pas le montant de ses revenus mais pointe surtout une différence de structure. Ses propos relancent ainsi les discussions sur les contrats, la gestion des droits et la possibilité pour les acteurs nigérians de bénéficier plus durablement du succès commercial des œuvres auxquelles ils participent.

La sortie a rapidement trouvé un écho sur les médias et réseaux nigérians, où la question de la rémunération des créatifs accompagne désormais la croissance internationale de Nollywood. Pour Omotola, le sujet est aussi personnel : elle avait déjà indiqué en 2019 vouloir davantage de clauses de royalties dans ses futurs contrats.

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