Nigeria : les ports traitent 35,74 millions de tonnes au T2, +12,3 %

Le trafic portuaire du Nigeria a atteint 35,74 millions de tonnes au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 12,3 % sur un an. Les données opérationnelles de la Nigerian Ports Authority (NPA) montrent une progression simultanée des cargaisons, des escales de navires, des conteneurs et des véhicules.

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Economie
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Le volume de marchandises traité est passé de 31,83 millions de tonnes au deuxième trimestre 2025 à 35,74 millions sur la même période de 2026. Les cargaisons entrantes ont représenté 56,8 % du total, contre 41,9 % pour les flux sortants et environ 1,4 % pour le transbordement.

La croissance a été plus rapide du côté des sorties de marchandises, en hausse de 22 % sur un an, contre 7,7 % pour les cargaisons entrantes. Cette évolution renforce le poids des flux d’exportation dans l’activité des ports nigérians, alors que le pays cherche à accroître la compétitivité de ses corridors maritimes.

Le trafic des navires océaniques a lui aussi progressé : 1 201 navires ont été traités au cours du trimestre, contre 1 050 un an plus tôt, soit une augmentation de 14,4 %. Leur tonnage brut cumulé est passé de 40,87 millions à 49,95 millions de tonnes.

Les conteneurs et le transbordement accélèrent

Les terminaux ont manutentionné 602 392 EVP entre avril et juin, en hausse de 11,3 % par rapport aux 541 229 EVP du deuxième trimestre 2025. Le trafic de transbordement a atteint 29 038 EVP, alors qu’aucun volume comparable n’avait été enregistré sur la période correspondante de l’année précédente.

Les véhicules ont également progressé de 18,3 %, avec 44 147 unités traitées. La NPA attribue cette hausse notamment à une plus grande stabilité du marché des changes, qui a soutenu les importations automobiles.

Ces résultats interviennent pendant la modernisation du système portuaire nigérian, avec des investissements dans les infrastructures, la numérisation des procédures et l’amélioration de la sûreté maritime. Ils coïncident aussi avec la relance du fonds de cabotage destiné aux armateurs locaux. L’objectif affiché est de réduire les délais, d’attirer davantage de lignes maritimes et d’accroître la part du Nigeria dans le transbordement régional.

La prochaine étape sera de vérifier si la progression du deuxième trimestre se maintient au second semestre, en particulier sur les flux sortants et le transbordement. Une croissance durable sur ces segments renforcerait la position des ports nigérians dans les échanges maritimes d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

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