Nigeria : le décès d’un enfant de l’autrice Chimamanda Adichie expose la crise du monde de la santé

La clinique privée Euracare, à Lagos, a annoncé il y a quelques semaines l’ouverture d’une enquête interne visant à déterminer les circonstances du décès soudain de l’un des enfants de l’écrivaine Chimamanda Adichie. Cet événement s’inscrit, selon les observations relayées, dans un contexte de difficultés récurrentes du secteur sanitaire nigérian.

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Nigeria : le décès d’un enfant de l’autrice Chimamanda Adichie expose la crise du monde de la santé
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La clinique privée Euracare, à Lagos, a annoncé il y a quelques semaines l’ouverture d’une enquête interne visant à déterminer les circonstances du décès soudain de l’un des enfants de l’écrivaine Chimamanda Adichie. Cet événement s’inscrit, selon les observations relayées, dans un contexte de difficultés récurrentes du secteur sanitaire nigérian.

Dans un communiqué, l’établissement nie toute accusation de négligence médicale. Néanmoins, les équipes soignantes devraient être entendues par la commission mise en place par l’État de Lagos pour faire la lumière sur cette affaire.

Parmi les réactions publiques, une femme nommée Efe Ose, qui dit avoir été victime d’une erreur médicale en 2008 lorsque, enceinte de sept mois, un praticien lui aurait prescrit un médicament interdit durant la grossesse, a exprimé sa consternation. Elle raconte avoir été bouleversée à la lecture des informations sur la mort de l’enfant de Chimamanda Adichie et juge la perte « impardonnable », ajoutant qu’aucun parent ne devrait avoir à enterrer un enfant.

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Que retenir de ce drame ?

La famille de l’auteure indique que l’enfant, Nkanu Nnamdi, devait subir une ponction lombaire et une IRM. Le 6 janvier 2026, le garçonnet, âgé de 21 mois, n’est jamais reparti du sommeil; il laisse derrière lui son frère jumeau.

Les avocats de Chimamanda Adichie ont adressé une mise en demeure à la clinique, demandant notamment l’accès aux enregistrements de vidéosurveillance.

Au sein d’un centre de santé primaire de Lagos, le Dr Esther Dabiri s’est adressée à une douzaine de mères venues avec leur nourrisson pour des vaccinations. Elle a déclaré, en se positionnant comme mère, comprendre la douleur de la famille tout en estimant que l’établissement impliqué avait tenté de faire son possible et que des erreurs humaines pouvaient survenir.

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Le Dr John Bankole, directeur général d’un hôpital privé à Ikeja, a signalé comprendre l’émotion suscitée par l’affaire tout en regrettant certaines réactions sur les réseaux sociaux. Il a interrogé, au nom des professionnels de santé, les enseignements à tirer de cet incident et la façon de mieux gérer le système et l’information.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, au Nigeria en 2022, 108 enfants sur 1 000 décédait avant d’atteindre l’âge de cinq ans.

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