Niger : RSF s’inquiète après la disparition du journaliste Moussa Kaka
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a exprimé son inquiétude, mercredi 2 septembre 2026, après la disparition au Niger du journaliste Moussa Kaka, directeur de Radio Télévision Saraounia et ancien correspondant de RFI jusqu’en 2023. Selon des informations concordantes, il a quitté son lieu de travail à Niamey le lundi 31 août en fin de journée pour rentrer chez lui, mais n’y est jamais arrivé, et son véhicule reste introuvable.

D’après le site d’information sénégalais Dakaractu, le journaliste aurait quitté son bureau vers 19 heures avant de disparaître en chemin, certaines sources privilégiant la piste d’une interception. Sa famille affirme n’avoir reçu aucune nouvelle depuis et réclame une mobilisation générale pour retrouver sa trace et faire la lumière sur les circonstances de cette disparition.
Cette disparition survient alors que le Niger traverse une nouvelle période de fortes tensions politiques et sécuritaires, après la tentative de coup d’État menée le 29 août contre le général Abdourahamane Tiani, à la tête du pays depuis 2023, et déjouée par les forces restées loyales au pouvoir.
« La disparition de Moussa Kaka, journaliste de renom, est particulièrement préoccupante, alors que le Niger traverse une nouvelle période de fortes tensions politiques et sécuritaires après la tentative de coup d’État du 29 août dernier. RSF suit la situation avec attention et appelle les autorités nigériennes à ouvrir immédiatement une enquête afin de le retrouver et d’établir sans délai les circonstances de sa disparition », a déclaré Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, dans un communiqué de l’ONG.
Une disparition qui ravive le souvenir d’une précédente détention
Moussa Kaka n’en est pas à sa première épreuve avec les autorités nigériennes. Alors correspondant de RFI à Niamey, il avait été arrêté en 2007 et détenu pendant près d’un an, accusé de complicité avec la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la justice, avant d’être remis en liberté provisoire en octobre 2008. Sa détention avait alors suscité une mobilisation internationale en faveur de la liberté de la presse au Niger.
Au moment de la publication de cet article, aucune autorité nigérienne ne s’était exprimée publiquement sur cette nouvelle disparition ni sur l’ouverture d’une enquête.
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