Niger : l’État islamique revendique l’attaque contre l’aéroport international Diori-Amani de Niamey
Le groupe État islamique (EI) a revendiqué, vendredi 30 janvier, l’attaque menée contre la base militaire située au sein de l’aéroport international Diori-Amani de Niamey, a indiqué le site spécialisé Site, citant l’organe de propagande djihadiste. L’assaut, intervenu dans la nuit de mercredi à jeudi et d’une durée d’environ une heure, a fait selon la junte nigérienne une vingtaine de morts du côté des assaillants et quatre militaires blessés ; les autorités ont par ailleurs assuré avoir reçu l’appui de « partenaires russes » pour contrer l’opération.

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué, vendredi 30 janvier, l’attaque menée contre la base militaire située au sein de l’aéroport international Diori-Amani de Niamey, a indiqué le site spécialisé Site, citant l’organe de propagande djihadiste. L’assaut, intervenu dans la nuit de mercredi à jeudi et d’une durée d’environ une heure, a fait selon la junte nigérienne une vingtaine de morts du côté des assaillants et quatre militaires blessés ; les autorités ont par ailleurs assuré avoir reçu l’appui de « partenaires russes » pour contrer l’opération.
L’aéroport de Niamey, qui abrite des infrastructures militaires et se situe à une dizaine de kilomètres du palais présidentiel, a été visé par des tirs et des affrontements localisés durant la nuit. Le communiqué de la junte a précisé que l’attaque avait été repoussée après une intervention des forces basées sur le site. Selon Site, l’organe qui relaie la revendication, l’opération a « causé des dégâts significatifs » au sein de la plateforme aéroportuaire. Aucun bilan de victimes civiles n’a été rendu public par les autorités au moment des premières déclarations.
Parallèlement à la revendication de l’EI, la junte au pouvoir à Niamey a accusé plusieurs chefs d’État régionaux d’être des « sponsors » des assaillants, citant nommément les présidents français, béninois et ivoirien, Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara. Ces accusations sont intervenues alors que la junte affirmait avoir reçu l’aide de « partenaires russes » durant les échanges. Le groupe Site, basé aux États-Unis et spécialisé dans la surveillance des communications jihadistes, a relayé la revendication en précisant la source comme étant l’organe de propagande de l’EI.
Précisions sur les sources et contexte opérationnel
Le site Site — acronyme de « Search for International Terrorist Entities » — est régulièrement cité par les médias et les analystes pour la diffusion et la traduction d’annonces émanant de groupes jihadistes. Il identifie et archive les messages publiés par les organes de communication de ces groupes, tout en précisant, lorsque possible, l’origine et la forme des éléments diffusés. Dans le cas de l’attaque de Niamey, Site a publié la revendication de l’EI sans apporter d’éléments supplémentaires permettant de vérifier de façon indépendante l’étendue des dégâts rapportés dans le message de propagande.
Les autorités nigériennes ont rendu publics des chiffres concernant les assaillants neutralisés et les militaires blessés, et elles ont mentionné une assistance extérieure dans la riposte. Les accusations portées contre des chefs d’État étrangers ont été formulées par la junte dans ses communiqués, mais ces accusations n’ont pas fait l’objet de confirmations immédiates émanant d’autres sources internationales. Les revendications du groupe État islamique n’ont pas été indépendamment vérifiées
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