Niger: le général Abdourahamane Tiani déchoit provisoirement cinq nouvelles personnalités de leur nationalité, dont l’ex-Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou

​Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) accentue la pression sur les figures de l’opposition et les proches du régime déchu de Mohamed Bazoum.

Edouard Djogbénou
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Niger: le général Abdourahamane Tiani déchoit provisoirement cinq nouvelles personnalités de leur nationalité, dont l’ex-Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou
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Par un décret signé du chef de la junte militaire, le général Abdourahamane Tiani, et rendu public jeudi soir sur les antennes de la télévision nationale, cinq personnalités nigériennes ont été frappées d’une mesure de déchéance provisoire de leur nationalité.

​De lourdes accusations d’atteinte à la sûreté et d’intelligence avec l’étranger

​Au premier rang des personnalités visées figure Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre sous la présidence de Mohamed Bazoum. La mesure concerne également des voix critiques et des activistes très actifs sur les réseaux sociaux, tous établis actuellement hors du territoire nigérien.

​D’après les termes du communiqué officiel, les personnes ciblées font l’objet de poursuites judiciaires pour divers chefs d’accusation graves, notamment la diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, l’intelligence avec des puissances étrangères, la participation à une entreprise de démoralisation des forces armées ainsi que l’atteinte à la sûreté de l’État.

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​Plus de 25 déchéances enregistrées depuis 2024

​Cette nouvelle décision porte à plus d’une vingtaine le nombre total d’acteurs politiques, d’officiers supérieurs et de membres de la société civile déchus de leur nationalité depuis l’instauration en 2024 d’un fichier spécial recensant les individus soupçonnés d’actes terroristes ou d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.

Parmi les précédents notables figure Mayra Djibrine, présidente de l’Alliance des Démocrates du Sahel, regroupement plaidant pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

​Conformément au cadre juridique édicté par le pouvoir militaire, ces déchéances conservent pour l’heure un caractère provisoire. Elles n’acquerront un statut irrévocable et définitif qu’en cas de condamnation judiciaire effective des intéressés à une peine privative de liberté d’au moins cinq années d’emprisonnement.

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