Niger : la BAD mobilise plus de 180 millions USD pour l’agripreneuriat des jeunes
La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 180,6 millions de dollars, soit environ 101,3 milliards FCFA, pour financer au Niger le Programme intégré de développement de l’agripreneuriat des jeunes et de l’innovation technologique et financière (PIDAJ), destiné à lutter contre le chômage des jeunes et à moderniser le secteur agricole, indique un communiqué daté du 30 avril.

Le PIDAJ est présenté par la BAD comme une intervention multisectorielle visant à renforcer les capacités techniques et entrepreneuriales des jeunes, faciliter l’accès au financement et rendre l’agriculture plus attractive grâce à l’intégration d’outils numériques et de solutions financières adaptées. La banque précise que le dispositif combine formation, accompagnement et appui à l’innovation pour soutenir des chaînes de valeur agricoles.
Les chiffres avancés par l’institution financière mentionnent 5 000 agripreneurs qui bénéficieront directement du programme, avec un objectif d’inclusion d’au moins 30 % de bénéficiaires féminines. À un niveau plus large, près de 95 000 jeunes et femmes sont visés pour des actions de renforcement de capacités dans les domaines entrepreneuriaux, numériques et financiers.
Composantes opérationnelles et déploiement régional
Le déploiement du PIDAJ couvrira les huit régions du Niger. Le volet formation et infrastructure prévoit la construction de cinq lycées professionnels agricoles et la création de huit centres d’agripreneuriat destinés à offrir des formations techniques et des services d’incubation. Le programme prévoit également la réhabilitation de neuf centres de formation aux métiers agricoles afin d’améliorer l’employabilité des jeunes en milieu rural.
Une composante universitaire figure parmi les actions programmées : la mise en place d’un centre d’innovation et d’incubation universitaire, baptisé UNIPOD, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à l’université de Diffa. Ce centre vise à rapprocher la recherche et l’entrepreneuriat, selon les éléments fournis par la BAD.
Pour lever le frein majeur que constitue l’accès limité aux financements, le PIDAJ inclura des mécanismes financiers adaptés pour faciliter l’accès des jeunes entrepreneurs aux services bancaires et aux marchés. Le programme intègre aussi des produits d’assurance agricole et climatique destinés à sécuriser les investissements face aux aléas météorologiques et climatiques.
La BAD indique que ce financement s’inscrit dans les orientations stratégiques de son plan d’action, en cohérence avec la stratégie nationale de développement du Niger et les priorités dites « High 5 » de l’institution, notamment en matière d’industrialisation, de sécurité alimentaire et d’amélioration des conditions de vie.
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