Necla Ozmen saisit la justice pour faire reconnaître Donald Trump comme son père

À Ankara, une femme de 55 ans affirme être la fille biologique de Donald Trump et multiplie les démarches judiciaires pour obtenir un test ADN après que sa mère lui a révélé un secret familial datant de 1970. Sa requête, initialement rejetée par la justice turque, a été portée en appel et accompagnée d’envois de pétitions vers des instances aux États‑Unis et l’ambassade américaine.

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Necla Ozmen saisit la justice pour faire reconnaître Donald Trump comme son père
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À Ankara, une femme de 55 ans affirme être la fille biologique de Donald Trump et multiplie les démarches judiciaires pour obtenir un test ADN après que sa mère lui a révélé un secret familial datant de 1970. Sa requête, initialement rejetée par la justice turque, a été portée en appel et accompagnée d’envois de pétitions vers des instances aux États‑Unis et l’ambassade américaine.

Selon le récit rapporté par la intéressée aux médias turcs, sa mère lui aurait confié en 2017 qu’elle n’était pas la fille biologique du couple chez qui elle a grandi, mais le bébé laissé par une Américaine prénommée Sophia à la naissance, alors qu’un enfant mort‑né aurait été enregistré à l’hôpital d’Ankara. Cette révélation a conduit la femme à recouper des confidences familiales avec des images publiques de la famille Trump et à détecter, selon elle, des ressemblances physiologiques avec l’ancien président.

Necla Ozmen, comme elle se présente, a saisi le 27e tribunal de la famille d’Ankara pour qu’un test de paternité soit ordonné et que soit établi un lien de filiation avec Donald Trump. Le tribunal a rejeté la demande au motif d’un manque de preuves concrètes. En Turquie, un examen ADN n’est généralement accordé que lorsqu’il existe des indices matériels permettant d’étayer la requête, ce qui est particulièrement strict lorsque la personne mise en cause est étrangère.

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Les recours et les éléments avancés par la plaignante

Après ce refus, elle a interjeté appel et affirme avoir adressé des pétitions à l’ambassade des États‑Unis et à des juridictions américaines pour obtenir un test génétique. Elle déclare ne pas chercher à provoquer un scandale ni à obtenir un gain financier, mais uniquement à « savoir la vérité ». « Je ne veux pas lui causer de problèmes. Je veux juste connaître la vérité », a‑t‑elle déclaré, ajoutant : « Je veux juste savoir s’il est mon père. J’aimerais qu’il me parle. Je peux le prouver par un test ADN, s’il est d’accord. »

La chronologie rapportée par la plaignante indique une naissance en 1970 et une éducation au sein du foyer de Sati et Dursun Ozmen, qu’elle considérait comme ses parents. La révélation maternelle en 2017 aurait provoqué une relecture de son histoire familiale et motivé les démarches judiciaires et administratives entreprises depuis.

Parallèlement à sa demande devant les tribunaux turcs, elle dit poursuivre des démarches à l’étranger afin d’obtenir un test génétique indépendant, en soulignant à plusieurs reprises son souhait d’un échange direct avec l’homme qu’elle présume être son père plutôt que de médiatiser l’affaire.

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Le dossier s’inscrit dans un contexte où d’anciennes rumeurs d’enfants cachés ont déjà entouré Donald Trump : un ancien portier de la Trump Tower avait évoqué avoir reçu un paiement pour ne plus parler d’un supposé enfant illégitime, versement dont la réalité avait été rapportée sans qu’aucune preuve publique ne soit produite. L’entourage de Trump reste aujourd’hui muet sur le cas de Necla Ozmen.

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