Matthieu Kassovitz et Vincent Cassel endeuillés par la disparition du chanteur Tristan
Tristan, de son vrai nom Pascal Dequatremare et aussi connu sous le pseudonyme Tristam Nada, est décédé à l’âge de 68 ans, a-t-on appris ce mardi 4 août. L’annonce a été faite le 5 août par son galeriste et agent artistique : l’artiste est mort au lendemain de son anniversaire des suites d’un cancer fulgurant. Figure de la scène alternative française et auteur du tube de 1988 « Bonne, bonne humeur ce matin », Tristan était également peintre et à l’origine d’un collectif artistique reconnu localement.
La disparition a été confirmée par une proche, Anne Israël, qui a déclaré : « Tristan est décédé hier, au lendemain de son 68e anniversaire, d’un cancer fulgurant ». L’annonce officielle relayée par son entourage met en lumière la brièveté de la maladie et la proximité des proches au moment du décès.
Artiste aux multiples facettes, Tristan s’était fait connaître du grand public par son single de 1988, mais son parcours remonte à la scène punk parisienne des années 1970. Il a débuté au sein du groupe Guilty Razors, avec lequel il a publié l’album I Don’t Wanna Be a Rich en 1978, avant de se lancer dans une carrière solo qui lui apportera une notoriété plus large.
Qui était Tristan ?
Pascal Dequatremare, qui signait souvent ses œuvres simplement sous le nom de Tristan, a su naviguer entre musique et arts plastiques tout au long de sa carrière. Son single « Bonne, bonne humeur ce matin » (1988) a marqué les esprits, en partie grâce au clip qui réunissait des personnalités alors inconnues du grand public : Matthieu Kassovitz à la réalisation et Vincent Cassel parmi les intervenants, bien avant que ces deux figures ne connaissent la célébrité liée notamment au film La Haine.
Après la dissolution des Guilty Razors, Tristan a poursuivi un travail artistique en solo et a fondé un collectif d’artistes nommé Les Musulmans fumants, reflétant son engagement parallèle pour la peinture. Malgré l’impact du single, son album Les femmes et les enfants d’abord n’a pas rencontré le même succès commercial, une réalité qu’il a lui-même évoquée lors d’interviews.
Interrogé par le média VICE sur les orientations artistiques de sa carrière, Tristan reconnaissait des choix et des regrets quant à la production de son album : « C’est une opportunité dont je suis plutôt fier. (…) Je crois que j’aurais dû faire un disque plus trash, plus proche de l’esprit des Guilty, avec les musiciens que je fréquentais à l’époque, genre les Rita Mitsouko, FFF, etc ». Cette remarque témoigne d’une trajectoire musicale marquée par des influences punk et alternatives, et d’une réflexion personnelle sur l’écart entre ses aspirations et les formats commerciaux rencontrés.
Sa carrière, partagée entre la scène musicale et les ateliers de peinture, l’avait positionné comme une figure atypique de la culture française des années 1980 et postérieures, admirée par un cercle d’amateurs d’arts et de musique alternative.
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